L’éducation d’une soumise


 

L’INITIATION DE R.

 

 

 

Hier avait été le dernier jour de l’éducation de R. Elle avait rencontré son amant un mois auparavant, et a bien y repenser, il lui semblait que cela faisait une éternité ! Non pas que le temps lui ait paru long, mais parce qu’elle n’était désormais plus du tout la même femme. Le parcours initiatique qu’elle avait emprunté l’avait transformé à un point qu’elle n’aurait jamais imaginé. Si on le lui avait prédit, elle se serait sans doute moqué, mais ne pouvait s’empêcher de penser à une certaine prédiction qu’on lui avait faite un jour : “Ne t’inquiètes pas, tu finiras bien pour trouver ton propre maître !”. Cette formule lui était apparue comme banale, la phrase bateau par excellence ! Et pourtant… sa rencontre avec M. lui apparaissait désormais comme la concrétisation de ce présage. Le seul mot qui lui venait à l’esprit lorsqu’elle pensait à lui, c’était bien Maître ! Elle, l’indomptable, la rebelle, était devenue une chienne fidèle et docile, toujours prête à satisfaire aux moindres désirs de Monsieur. C’est comme cela qu’elle devait l’appeler, afin de lui faire part du respect qu’elle avait pour lui. Cela l’avait terriblement fait rire au début de leur relation, puis l’avait intrigué. Que se cachait-il là-dessous ? Ce qu’elle avait découvert, insensiblement, au lieu de la faire fuire, l’avait d’abord surprise, puis sans qu’elle l’avoue, excitée ! C’est pourquoi lorsque sûr de son affaire, il lui avait demandé si elle accepterait qu’il l’éduque selon ses propres principes, elle avait dit oui, sans l’ombre d’une hésitation. Où était ses limites, elle ne le savait pas, mais il lui avait promis qu’elle n’aurait jamais rien à subir qu’elle n’ait vraiment voulu avant.

 

 

Il lui avait d’abord appris à rester accessible. C’était la condition sine qua non à tout le reste. Elle devait perdre l’habitude de porter toute culotte ou string. Son sexe devait pouvoir lui appartenir rapidement, sans obstacle en toutes circonstances. Ses seins aussi d’ailleurs, c’est pourquoi son premier cadeau fut quelques soutien-gorges redresse-seins en dentelles. Voir ces deux globes blancs magnifiques fièrement enchâssés dans des tels écrins le laissait à chaque fois très ému. Elle dut ensuite apprendre à mener normalement ses activités ainsi parée. Ce qui la troubla le plus, ce furent les frottements continus du tissus de ses vêtements sur ses tétons dégagés. Elle dut rapidement apprendre à vivre avec ses érections permanentes, plus ou moins visibles pour ses interlocuteurs selon les tenues qu’elle portait. Et là encore, M. avait des tissus de prédilection parmi lesquels le lin, tissus rêche par excellence, ou encore, à l’opposé, les tissus pratiquement transparents, qui laissait deviner facilement la poitrine opulente qui s’offrait dessous. Il lui avait également apprit à s’asseoir ! Elle avait beaucoup rit lorsqu’il lui avait déclarer qu’elle devait apprendre à s’asseoir, et avait découvert avec beaucoup de surprise ce qu’il entendait par-là. Il lui était interdit, en toute circonstance, d’être assise autrement que sur ses fesses nues. Quelles que soient les circonstances, au travail comme en société ou en privé, elle devait impérativement relever sa jupe ou sa robe pour que son postérieur soit en contact direct avec le siège. Il fallut qu’elle s’assied dans le vieux fauteuil de cuir de l’appartement de M. pour comprendre enfin toute la sensualité potentielle d’une telle attitude. Ce jour là, le contact du cuir chaud sur sa peau nue l’avait mise dans un état indescriptible… tandis qu’il l’observait comme un chat guette la souris qu’il s’apprête à dévorer ! Elle s’était révélée une élève douée et docile, et passa rapidement à la deuxième phase de son éducation !

Un jour, à son arrivée chez lui, quelle ne fut pas sa surprise de ne trouver personne, mais un mot dans une enveloppe à son nom, sur la table. Il lui fixait un rendez-vous au 15 de la rue des Martyrs… Elle se demanda subitement si le choix de l’adresse avait un quelconque rapport avec leur rencontre, puis se mit à rire de sa bêtise ! Cela ne tenait pas debout ! Promptement, elle s’y rendit sans plus attendre, se refusant d’être en retard. Il était écrit dans le billet qu’elle devait être à l’heure sous peine de subir une punition ! Enfin, elle y était… Elle se trouvait devant un immeuble cossu de la fin du XIXème siècle, situé dans une rue parallèle à un des boulevards haussmaniens de la ville. Elle reprit le carton qu’il lui avait laissé, et se dirigea vers l’escalier pour gagner le dernier étage. Apparemment, c’était dans une chambre de bonne qu’il l’attendait ! Cela ne correspondait pas du tout à ses goûts pour l’espace et la clarté, et elle en fut surprise. Que faisait-il dans un tel lieu, cela ne lui ressemblait pas du tout ! Arrivée devant la porte, et après avoir hésité, elle frappa. La porte mal fermée (à moins qu’elle ne fut pas fermée du tout !) céda sous sa main. Intriguée, elle entra dans une pièce sombre et silencieuse !

 

 

Elle était au milieu de la pièce lorsqu’elle entendit la porte se refermer dans un claquement sec, suivi immédiatement d’un bruit de verrou ! Il était là, qui d’autre aurait pu verrouillé cette porte ! Ce n’est qu’en ce retournant qu’elle l’aperçut, les yeux masqués d’un loup noir, s’avançant vers elle lentement en lui disant “Très bien, tu sais pourquoi tu es là ! Il te reste beaucoup de choses à apprendre n’est-ce pas ? Et bien, tu ne sortiras d’ici que lorsque tu seras totalement domptée !”. Un frémissement parcouru sa peau dorée par le soleil… Et si d’un seul coup il décidait d’aller trop loin, il lui avait bien dit que ce serait à elle de poser ses limites, mais d’un seul coup, elle avait peur, ne savait plus si elle devait s’inquiéter ou rire de sa propre bêtise. Comment avait-elle pu se fourrer dans un pareil guêpier ! Déjà, il arrivait près d’elle, ses mains parcouraient son corps comme elles savaient si bien le faire, sachant où aller directement pour un plaisir optimum. Elle sut à ce moment qu’elle pouvait lui faire confiance, à la manière dans le regard noir et profond la fixait intensément. “Détends toi, lui dit-il, déshabilles toi, je te veux nue et offerte ! Obéis !” Sa voix était devenue cassante en prononçant ces derniers mots. Elle sut qu’il ne supporterait pas d’incartade. Lentement, elle défit un à un les boutons de son corsage de voile noir, laissant apparaître ses seins magnifiquement encadrés par un soutien-gorge de dentelle assorti. Ses doigts nerveux dégrafaient maintenant la jupe, qui glissa à terre, rejoignant le chemisier. Elle apparut alors dans toute sa splendeur, vêtue uniquement d’un porte-jartelles assorti au soutien-gorge, de bas à couture et d’escarpins délicats à talons aiguilles très hauts. M. l’observait, comme un amateur de toile observerait une oeuvre d’art ! Il avait l’air satisfait du tableau qu’elle lui offrait. D’une voix sèche et cassante, il lui demanda de se diriger vers le fond de la pièce… où elle aperçu non seulement un lit, mais également un drôle de meuble, intermédiaire entre un tabouret et une console !! Il était capitonné et recouvert de velours noir… Elle aperçu, posé sur le lit, un masque de satin noir. C’était un loup du même style que celui de M. à une différence près, et elle était de taille, que celui-ci ne comportait pas d’ouverture pour les yeux ! “Tu sais ce que tu dois en faire” lui dit-il, “alors, vas-y, j’attends”. Fébrilement, elle se voila les yeux, et senti sa peau frémir en sentant le nœud se resserrer. “Bien, tu vas faire maintenant cinq pas sur ta droite, tu t’arrêteras, et te cambreras en avant… Je veux voir ton cul bien haut, tes reins se creuser… Obéis”

 

 

Au cinquième pas, elle cogna dans un meuble qu’elle identifia aussitôt comme celui qui l’avait tant intriguée à son arrivée dans cette pièce. Elle pris appui sur lui, et s’appliqua a prendre la pose qu’il lui avait indiqué ! Il était à côté d’elle, elle sentait son souffle. Elle sentit quelque chose venir frapper le creux de ses reins… “Cambres-toi mieux que cela ! Allez ! Et écarte moi ces jambes… J’ai dit que je te voulais accessible !”. Reculant ses jambes, elle s’appliqua à en écarter le compas au maximum que le lui permettait l’équilibre de ses talons hauts, tout en creusant ses reins un peu plus. Ses fesses apparaissaient maintenant dans toute leur splendide obscénité ! C’est à ce moment qu’elle reçu le premier coup de martinet… suivi immédiatement d’un autre, et d’un autre… Ses yeux s’embuèrent de larmes sous le loup, mais en même temps, elle sentait une chaleur incroyable monter du plus profond de ses tripes. “Ca, c’est pour ne pas avoir obéis assez vite, je t’avais bien dit de te cambrer et de t’offrir ! Chaque manquement à mes ordres sera passible d’une punition ! Réponds moi quand je te parles !”. C’est avec un sanglot dans la voix qu’elle laissa échapper “Oui Monsieur, merci Monsieur”. Elle sentait maintenant quelque chose de dur passer lentement sur ses lèvres, remonter sur son pubis, puis redescendre encore, excitant son clitoris tendu au passage, forçant peu à peu le passage vers son intimité dévoilée. Elle se sentit subitement envahie par un objet qu’elle n’arrivait pas à identifier, long et fin, mais qui la prenait d’une manière exceptionnelle ! “Tu aimes ça n’est-ce pas, je veux que tu me le dises ! Allez, dis le !” Dans un profond râle de gorge, elle lâcha enfin “Oui Monsieur, comme vous me baisez bien ! J’aime ça !” Aussitôt, M. suspendit ses mouvements, arrachant un cri de dépit à sa soumise. “C’est trop tôt… je n’en ai pas encore fini avec toi ! Allonges-toi à plat ventre sur ce meuble… Je vais t’installer comme il se doit”. Tandis qu’elle obéissait, il commença lentement à lui attacher une cheville à un pied de la console, puis l’autre. Il passa ensuite à ses poignets qu’il lia également. Revenant derrière elle, il passa une main sous son bas-ventre, et d’un coup sec, fit saillir la croupe. “Là, maintenant tu es prête… On peut commencer vraiment !” Elle entendit une porte claquer, des bruits de pas diffus et des chuchotements. Quelqu’un s’approchait d’elle. Elle sentit un gland se frotter contre son sexe, venir buter sur le bourgeon en érection, remonter lentement vers sa rosette offerte. Et enfin, d’un coup s’engouffrer jusqu’a la garde dans son vagin, lui arrachant un cri ! Ce n’était pas M. elle le savait, il n’était pas aussi large ! Mais déjà, un autre sexe forçait sa bouche. Celui-ci était long et fin, peut être lui, elle ne savait plus… “Tu ne crieras plus de cette manière” dit une voix grave qu’elle ne connaissait pas… “Suces le pendant que je te baises !” Elle s’y appliqua fort bien d’ailleurs, faisant courir sa langue sur le membre tendu, l’enserrant entre ses lèvres gourmandes, tandis que l’autre sexe labourait son sexe tel un bélier. Que s’était bon ! L’homme qui la baisait entrepris, entre chaque aller-retour, de lui fesser le postérieur, alternativement à droite, puis à gauche, ce qui avait le don de la projeter en avant, faisant cogner l’autre bite au plus profond de sa gorge ! Elle cru défaillir, mais non, le plaisir la submergeait comme jamais auparavant ! “Regardes un peu comme elle aime ça, une vraie salope n’est-ce pas ?” dit l’inconnu. “Tu l’as bien dressée, finalement.” Il se retira d’elle d’un coup, laissant le sexe béant. M. prit sa place immédiatement, lui arrachant de nouveaux des cris de plaisir, étouffés aussitôt par le membre épais de l’autre homme. Elle reconnut la douce saveur salée de son intimité, ce qui l’excita au plus haut point. Que c’était bon de se savourer ainsi sur un sexe tendu, tandis qu’un autre vous baise à fond ! C’est dans un soubresaut terrible qu’elle jouit longuement, inondant littéralement de son plaisir le membre qui la pénétrait… tandis que sa gorge accueillait de longues saccades de sperme chaud. Elle ne savait plus où elle était, ni qui elle était !! C’était comme si son corps ne lui appartenait plus. Son amant s’était retiré également, mais sans avoir joui. Il lui réservait quelque chose, elle n’en doutait pas… Mais quoi ? Cette pensée l’excitait et l’inquiétait en même temps. Elle l’entendit qui disait “Je crois qu’elle est prête, maintenant !” Prête à quoi, ces pensées traversaient son esprit à la vitesse de l’éclair, qu’avait-il encore imaginé ! Une porte claqua de nouveau, mais elle fut rassurée de ne pas entendre de bruits de pas… Mais, … quelque chose s’approchait, elle l’entendait mais ne pouvait dire ce que c’était ! M. dit simplement deux mots, “vas-y”. A ce moment, elle sentit une langue longue et humide lui lécher la fente de bas en haut et de haut en bas… Elle crut défaillir sous la caresse ! Jamais elle n’avait ressenti cela avant, une telle langue… mais a qui était elle ? Déjà elle revenait à l’assaut, léchant ses moindre replis, fouillant son vagin ouvert. M. était venu se replacer devant elle, et lui offrait de nouveau son sexe à sucer. Il voulait jouir de ses lèvres tout en profitant du spectacle qu’elle lui offrait. Elle se remit à le pomper comme une damnée, tandis que la langue râpeuse continuait à la lécher de plus belle ! “Doucement, ralentis ma belle, on a tout notre temps… Je veux jouir avec toi et de toi !” Sa voix était devenue douce subitement, chargée d’un désir qu’elle ne connaissait pas ! Jamais elle ne l’avait entendu lui parler avec autant de tendresse. “Tu veux être prise ? Dis le moi, dis le que tu veux une bite dans ta chatte … Je t’écoute !” C’est dans un cri rauque qu’elle hurla un “Oui” qui n’avait quasiment plus rien d’humain. “Eh bien soit, puisque tu le veux…” S’arrachant à ses lèvres, il gagna rapidement une porte dérobée au fond de la pièce, l’ouvrit et fit entrer trois hommes. “Elle est prête… Allez y, occupez vous d’elle”. Elle sentit des mains délier ses membres engourdis, puis l’empoigner. On la guida ainsi jusqu’au lit on elle fut priée de s’installer, a quatre pattes. Elle sentait des caresses parcourir son corps. Elle n’aurait su dire combien il y avait d‘hommes autour d‘elle, mais elle avait l’impression qu’ils étaient partout à la fois ! Toutes ses peurs et ses craintes s’étaient envolées, elle était désormais l’esclave sexuel de son amant, lequel pouvait disposer d’elle comme bon lui semblait. Jamais elle n’aurait cru qu’elle pourrait y prendre autant de plaisir. Elle ne savait même pas où il se trouvait, mais le fait de savoir qu’il la regardait provoquait en elle des spasmes de plaisir. Elle ne devait pas le décevoir ! Elle allait lui démontrer qu’il avait réussi son éducation. Déjà, on l’empoignait à la taille et un homme lui demanda de venir s’asseoir sur lui. Obéissante, elle présenta sa vulve au-dessus du sexe érigé, et d’un coup, s’empala à fond. Au même moment, elle senti des doigts dilater son anus sans ménagement, provoquant chez elle des râles. “Silence, lui intima aussitôt M., tu n’as rien à dire ! Pour la pénitence, tu mérites un bâillon !” Ce fut chose faite quelques secondes plus tard, lorsque sa bouche fut forcée par un nouveau sexe qu’elle s’empressa aussitôt de sucer avec application. Les doigts inquisiteurs la fouillaient toujours, cédant bientôt la place à un gland gorgé de désir qui vint forcer l’anneau souple et détendu qui s’offrait à lui. Les trois hommes la possédait en même temps, elle crut s’évanouir tant les sensations qu’elle ressentait étaient fortes. M. était-il parmi eux ? Elle l’ignorait et s’en moquait éperdument ! Plus rien n’existait à part le fait qu’elle n’était plus qu’un corps livré en pâture à ces mâles vigoureux, et la seule chose qui la préoccupait encore, s’était d’offrir son plaisir en spectacle à son Maître… Les coups de boutoirs des trois hommes provoquaient de véritables ondes de choc et la secouaient désormais de convulsions violentes ! C’est dans un synchronisme parfait qu’ils l’inondèrent de longs jets de sperme chaud, alors qu’elle était ravagée par un orgasme dévastateur. Elle entendit la voix de M. lui parler tendrement avec des mots qu’elle ne comprenait plus… Elle perdit connaissance, fourbue d’émotions et de plaisir.

 

 

La nuit était tombée lorsqu’elle rouvrit les yeux qui avaient été libérés de leur masque. M. était à côté d’elle, la regardant, un sourire très tendre aux lèvres. Il l’embrassa délicatement, presque en la frôlant. La légèreté de ce baiser contrastait étrangement avec le climat de l’après-midi ! Les évènements lui revenaient en mémoire, et elle tira une satisfaction personnelle de ne pas avoir failli. La gratitude qu’elle lisait dans les yeux de son amant était pour elle la plus belle récompense ! Désormais, elle lui appartenait corps et âme et serait toujours prête à se plier à sa volonté. Elle en avait douté au début, mais là, elle n’avait plus que des certitudes. Langoureusement, elle vint se blottir dans les bras musclés qui l’accueillir. “Je suis fier de toi, lui dit-il, j’étais sûr que tu étais prête, et ne me suis pas trompé ! Tu es faite pour le plaisir… Ton initiation est maintenant terminée, mais attention ! Il te restes tout de même beaucoup à apprendre !” D’un baiser elle le fit taire. Ses lèvres douces sur sa bouche, sa langue malicieuse cherchaient la sienne, s’enroulant doucement autour, l’aspirant, puis remontant jusqu’a son oreille. Dans un souffle, elle murmura “Je sais, tout cela. Je suis prête à tout, si c’est pour toi !”

 

 

 

LE BAL DE LA DEBUTANTE

 

 

 

Le lendemain, le jour était levé lorsqu’elle se réveilla. M. n’était plus là, seule une enveloppe était posée sur son oreiller. Elle se souvint où l’avait conduite la dernière, et sentit une chaleur intense l’envahir. Qu’avait-il encore imaginé ? Fébrilement, elle décacheta la missive. Il lui demandait simplement de rentrer chez elle, en précisant qu’il l’invitait à dîner le soir même chez des amis. Il passerait la prendre chez elle à 20 heures. Tenue de soirée exigée avait-il précisé. Elle sourit en songeant à ce qu’elle allait porter pour l’étonner… ça devrait lui plaire ! Après s’être voluptueusement étirée, telle une chatte ronronnante, elle se leva. Nulle trace ne subsistait des aventures de la veille, et l’appartement avait repris un aspect normal. Il lui parut beaucoup plus vaste à la lumière. Elle découvrit deux pièces qu’elle n’avait pas vues, dont une salle de bains. Après une longue douche, elle s’habilla et se décida à regagner son studio.

 

 

L’après-midi n’avait pas été de trop pour lui permettre de trouver la tenue idéale de sa soirée. Enfin, elle était prête, ou presque ! Une robe de lin beige cintrée à la taille, entièrement boutonnée sur le devant, dont le décolleté mettait en valeur sa poitrine avantageuse, et dont la jupe évasée se prêtait totalement à ses obligations envers M. Elle avait choisi une guêpière de dentelle blanche et des bas chair pour compléter sa tenue. Un tour de cou constitué de trois rangs de perles ajoutait une touche de raffinement à l’ensemble. Elle finit de clipser les bouches d’oreilles assorties, et se regarda dans le miroir. L’image qu’il lui renvoya lui donna entière satisfaction. Sobre et élégante, c’était ce qu’il aimait le plus. Elle chaussa une paire d’escarpins de cuir beige à très hauts talons. Elle se sentait féminine jusqu’aux bouts des doigts. Un léger nuage de parfum et elle était enfin prête. Elle n’avait cessé de se demander ce qu’il lui réservait, et lui avait même posé la question lorsqu’il l’avait appelée, en début d’après-midi. Mais il avait refusé de lui répondre, ajoutant qu’elle était trop curieuse, et qu’il fallait qu’elle corrige ce défaut, faute de quoi, il devrait sévir ! Décidément, il aimait le mystère, et a bien y réfléchir, ce n’était pas non plus pour lui déplaire… Elle qui toute sa vie avait menée une vie programmée, rangée, où chaque acte était soigneusement analysé et pesé, se retrouvait désormais à prendre plaisir de ne pas savoir ce qu’elle ferait dans l’heure suivante ! Pire, le fait de ne pas être maîtresse de ses actes lui procurait une jouissance cérébrale qu’elle n’aurait jamais crue possible. Nerveusement, elle vérifia l’heure à sa montre bracelet… presque vingt heures, il allait arriver.

 

 

Au même moment, elle entendit la voiture se garer et la portière claquer. Déjà, il ouvrait la porte. Elle l’attendait, assise dans le vestibule. Après un contrôle vestimentaire détaillé, il la fit tourner plusieurs fois sur elle-même, il sembla approuver sa tenue. Sa main droite vérifia rapidement que son intimité n’était voilée par aucun tissus. Cette caresse inattendue provoqua immédiatement un trouble chez elle. Ses tétons s’érigèrent de plus belle, tendant au maximum le corsage de sa robe. “Tu es parfaite, lui dit-il. J’entends que tu le sois toute la soirée. Je vais te présenter des amis que tu devras respecter et honorer comme moi-même ! Quoiqu’ils te demandent… Es-tu d’accord ?” La question n’attendait en fait aucune réponse. R. le savait, c’est pourquoi elle s’empara de sa pochette et sortit en signe d’approbation.

 

 

Après une demi-heure de route, ils arrivèrent enfin devant une propriété cossue, située en pleine campagne. Quelques voitures étaient déjà là, et les fenêtres étaient largement éclairées. M. la fit passer devant lui pour rentrer dans un salon où les invités prenaient des rafraîchissements. Un homme d’une cinquantaine d’années vint les accueillir. Il était grand, mince, très élégant, et ses cheveux poivre et sel lui donnaient énormément de charme . Il baisa galamment la main de R. en lui souhaitant la bienvenue, et lui tendit une coupe de champagne. Il prit ensuite la parole pour la présenter aux autres convives. Tous à priori attendaient leur arrivée ! Tous la détaillaient méticuleusement, et elle pu lire, dans certains regards, une convoitise non dissimulée… Elle se faisait l’effet d’être un sucre d’orge exposé devant une ribambelle de gamins gourmands. Une femme très belle s’approcha d’elle et se présenta “Je suis L. la maîtresse de maison, je vois que M. ne nous avait pas menti… Vous êtes réellement charmante !” “J’espère que vous passerez une agréable soirée en notre compagnie” ajouta-t-elle en laissant sa main frôler volontairement la main de R. qui reposait sa coupe. “Je l’espère aussi Madame” répondit-elle, troublée par ce contact furtif. Elle chercha M. du regard, mais ne le trouva pas. Il devait discuter quelque part avec leur hôte, car il n’était plus là non plus. Elle était seule au milieu d’une dizaine d’inconnus, ce qui ne contribuait pas à la détendre. L. la rassura en souriant. “Ne vous inquiétez pas, ils ne vont pas tarder à revenir ! Juste quelques mises au point de dernière minute… Tout doit être parfait pour votre entrée en société ne croyez vous pas ?” R. ce demanda ce qu’elle sous entendais par cette phrase. Que pouvaient-ils bien préparés, elle n’allait pas tarder à le savoir, car quelques instants plus tard, les deux amis réapparaissaient. M. s’approcha d’elle et lui intima l’ordre de suivre leur hôte, qui l’attendait sur le seuil, sourire aux lèvres. Après un dernier regard à son amant, elle obéit, posant son verre pour quitter la pièce, sentant les yeux des convives la déshabiller au passage. “Suivez-moi” lui dit l’homme. Après avoir emprunté un long corridor, ils se retrouvèrent dans une grande pièce qui semblait être un salon pourvu de nombreux fauteuils et sofas. Sur l’un d’eux étaient posés des vêtements. L’homme la pria de se changer et de prendre place ensuite dans le fauteuil. “Je vous laisse le temps de vous préparer… ne tardez pas trop, nos invités sont impatients” ajouta-t-il avant de quitter la pièce d’une démarche souple et silencieuse. Cet homme avait beaucoup d’allure et de prestance, ce qui n’était pas pour déplaire à R., bien au contraire. Il correspondait tout à fait au type d’homme qu’elle appréciait. Curieuse, elle s’approcha du fauteuil sur lequel reposaient les vêtements. Il s’agissait en fait d’une robe étrange, prévue pour laisser la poitrine et les fesses accessibles ! Une note précisait qu’elle devait garder ses sous-vêtements et ses chaussures. Prestement, elle se dévêtit et passa le vêtement. Une étrange sensation l’envahit lorsqu’elle se vit dans un miroir de la pièce. Quel tableau elle offrait, les seins tendus, le cul à l’air, et la taille prise dans un fourreau de satin beige qui laissait place ensuite à une longue jupe étroite ! Un empiècement de dentelle laissait deviner son sexe nu à la fourche de ses jambes. Ses lourds cheveux bruns étaient remontés en chignon et mettait en valeur admirablement une nuque délicate. Satisfaite de son examen, elle s’assit sagement dans le fauteuil de velours rouge. Nul besoin des précautions habituelles, la robe avait été conçue pour cela. La douce chaleur du tissus se communiquait déjà à ses fesses, ses cuisses… Au fil de son attente, son trouble augmentait ! Combien de temps allait-on la laisser comme cela ? Elle n’en avait aucune idée…

 

 

Soudain des bruits de pas la tirèrent de ses rêveries. La porte du salon s’ouvrit, laissant entrer une femme masquée. Il lui sembla que c’était la charmante personne avec qui elle avait parlé en arrivant, mais n’en était pas sûre. Elle s’était changée également, et portait une robe moulante de cuir noir très suggestive. Elle s’approcha lentement de R., lui demanda de se lever, et l’examina soigneusement. Elle semblait satisfaite. “Bien, tu as l’air prête ! Sais-tu ce que tu es venue faire ici ?” lui demanda-t-elle d’une voix autoritaire. “Non Madame, mais je suppose que vous allez me le dire “ répondit R. “Tu es bien curieuse, et cela ne me plaît pas ! Penches-toi immédiatement, que je te corrige comme il se doit !” R. pris aussitôt appui de ses mains sur le fauteuils, tendant sa croupe dénudée. Elle entendit une lanière fendre l’air, et subitement en sentit la morsure sur ses chairs offertes ! Un deuxième coup arriva de suite, marquant de rouge son postérieur. Elle se mordait les lèvres pour ne pas crier… Une main passait maintenant sur les marques, caressant les meurtrissures. Elle était douce mais très exigeante. La caresse était devenue plus précise, et les doigts pétrissaient maintenant ces deux globes blancs marbrés de rouge.

 

 

– C’est bien, tu as de la tenue ! On va voir jusqu’a quel point tu vas rester impassible… J’aime chercher les limites ! Viens ici…

 

 

R. se retourna et vit que la femme l’attendait un peu plus loin. Elle n’avait pas remarqué au premier abord, les anneaux qui se trouvaient au plafond.

 

 

– Plus vite s’il te plaît…” ajouta la maîtresse qui s’impatientait. Elle lui saisit un poignet qu’elle enferma aussitôt dans un des bracelets métalliques, puis le deuxième.

 

 

-Voilà qui est bien ! Quel spectacle magnifique tu offres ainsi… suspendue au milieu du salon ! Je penses que les autres sauront l’apprécier ajouta-t-elle en se dirigeant vers la porte. Tout en ouvrant celle-ci, elle lança une invitation à ses hôtes

 

 

– Vous pouvez venir, elle vous attend !

 

 

Aussitôt, une dizaine d’hommes et de femmes entrèrent dans la pièce. Tous étaient masqués et prirent place sur les différents sofas.

 

 

Madame avait repris place à côté de R., accompagnée d’un homme de grande taille. Elle ne pouvait les voir, mais sentait leur présence derrière elle. Une main vint caresser ses reins dénudés, testant la souplesse de la peau. Impérieusement, elle remonta la jupe de la robe sur ses reins et l’y fixa par un astucieux système de bouton. Un doigt s’insinua vers son anus, le forçant subitement, rejoint aussitôt par un deuxième. L’homme déclara qu’il la trouvait bien étroite, et qu’il faudrait veiller à rendre ce passage plus accueillant. La jeune femme frissonnait de tout son corps. Les attouchements qu’elle subissait et les regards qui la fouillaient la mettait en transes. Madame lui intima l’ordre d’écarter les jambes au maximum, ce qu’elle fit difficilement, préoccupée qu’elle était à garder un équilibre sur ses talons hauts. La pose était pénible, tirant un peu plus sur ses poignets enchaînés. A ce moment, elle sentit la cravache venir frôler son entrejambe d’une manière très experte, effectuant des mouvements lents d’avant en arrière. Le contact du cuir sur sa fente humide la rendait folle. Elle laissa échapper un gémissement de plaisir qui provoqua immédiatement un coup sur l’intérieur de ses cuisses, là où la chair est tendre. Ses yeux s’embuèrent tellement la douleur fut vive. La caresse recommençait, frottant ses lèvres, venant butter sur son clitoris… c’était intenable, et la femme le savait pertinemment. D’une voix sèche, elle ordonna à son compagnon de s’agenouiller devant R. et de la lécher, tandis qu’elle continuerait de lui caresser les reins de la pointe de sa cravache. Dans l’assistance, chacun avait pris ses aises, et les couples se faisaient ou se défaisaient. Sur un sofa, une femme d’une trentaine d’années était allongée, offerte aux caresses de deux mâles, tandis qu’une jeune femme lui donnait son sexe à baiser. L’ambiance était chaude, très chaude. R subissait désormais l’assaut de la langue agile et gourmande de l’homme agenouillé à ses pieds. Elle la sentait pénétrer en elle, l’aspirer, la boire tandis que Madame continuait à faire aller et venir cravache sur son postérieur, mais cette fois ce n’était plus la pointe mais le manche qu’elle approchait régulièrement de l’orifice sombre qui s’offrait à elle. Après en avoir éprouvé l’élasticité, elle l’enfonça d’un coup sec au plus profond. R. malgré toute sa maîtrise, laissa échappé un cri de douleur mêlé au plaisir que lui procurait la bouche qui la dévorait. Satisfaite, Madame commença alors des vas et vient avec le manche, tout en disant “Je savais bien que je trouverais un moyen de te faire réagir… Tu aimes ça n’est-ce pas ? Dis le… Tout le monde t’écoutes ! Dis moi que tu en veux encore”. R. trouva la force de murmurer

 

 

– Oui, Madame.

 

 

Subitement, elle retira sèchement le manche sodomite, laissant l’orifice béant. C’était un plug métallique de belle taille qu’elle présentait désormais. R. poussa un cri lorsqu’il entra en elle jusqu’à la garde. Madame s’occupa ensuite de le fixer grâce à un système de chaînettes autour de la taille de la jeune femme.

 

 

– Voilà, tu le garderas le temps nécessaire à ton élargissement… lui dit-elle.

 

 

Madame pris du recul afin de contempler le tableau, et satisfaite, s’adressa au public qui semblait attendre quelque chose de précis.

 

 

– Mes amis, M. nous a amené cette jeune personne pour qu’elle perfectionne son éducation, mais aussi pour qu’elle accepte son état. R. , tu vas avoir à prendre une décision irrévocable. Si tu souhaites réellement appartenir à ton Maître, il va falloir le prouver.

 

 

Des idées confuses se bousculaient dans la tête de R. Qu’allait-on lui demander ? N’avait-elle déjà pas suffisamment prouvé combien elle tenait à M ? Bien que très imaginative, elle était loin de se douter de ce qui l’attendait.

 

 

Madame, continuait à s’adresser à l’assemblée qui semblait ravie du programme prévu.

 

 

– Ce soir, nous allons te rôder à tout ce que tu ne connais pas encore… pinces, bougies, et bien d’autres réjouissances ! Tu verras, je suis sûre que tu vas adorer cela. Il te sera remis ensuite un exemplaire du contrat qui te liera à ton Maître. Tu auras toute la nuit (ou plutôt ce qu’il en restera…) pour le lire et prendre ta décision. Si tu décides d’arrêter, ce sera sans retour en arrière possible, tout comme si tu acceptes. Ton choix t’engagera durablement…

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2 réflexions sur “L’éducation d’une soumise

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