Train de nuit


Le brouillard se levait. Cela faisait déjà quelques minutes qu’il attendait son train dans cette petite gare. Il était déjà tard. Il n’avait pas prévu ce déplacement, mais son patron avait exigé sa présence à l’autre bout de la France, pour une réunion qu’il s’imaginait encore infructueuse. Enfin, le train arriva. Il était presque désert, il faut dire qu’a cette heure là, les rares personnes présentes devaient être endormies dans leurs couchettes. Le train s’ébranla, tandis qu’il partit à la recherche de son compartiment. Désireux de ne réveiller personne, il ouvrit doucement la porte de la cabine quatre couchettes, et entra sans faire de bruit. Il distingua alors une faible lumière qui éclairait le corps d’une jeune femme qui semblait assoupie, un livre posé auprès d’elle… Il refermait la porte lorsqu’il entendit une voix douce lui dire bonsoir.

C’était le bruit de la porte qui l’avait tirée de sa douce rêverie. Surprise, elle s’affaira surtout à dissimuler le trouble dans lequel sa lecture l’avait plongée. Quelle idée aussi d’emporter un livre érotique dans un wagon-lits ! D’une main fébrile, elle tira la couverture sur elle, faisant du même coup, choire l’objet de son trouble aux pieds de l’inconnu… qui déjà se baissait pour le ramasser. “Eh bien, dit-il d’une voix grave, on peut dire que le titre est évocateur ! Contes à faire rougir les petits chaperons… tout un programme !” Elle était morte de honte, mais en même temps, ne pouvait s’empêcher de sentir monter en elle un désir inhabituel. Pourvu qu’il ne s’aperçoive de rien … En posant le livre sur la couchette, sa main frôla involontairement un sein qui tendait le fin satin de la nuisette. “Mon dieu, se dit-il, calme toi et vas te coucher” Il en était là de ses réflexions lorsqu’une main fine mais décidée se referma sur son poignet. La jeune femme le fixait intensément, et la douce lumière qui baignait le compartiment ne permettait pas de cacher l’état dans lequel il se trouvait. Une bosse prometteuse déformait son pantalon, attirant les longs doigts fins qui s’affairaient à libérer l’objet du délit, qui surgit aussitôt, long, raide, prêt à toutes les folies…

L’homme ferma les yeux en sentant la douceur des doigts féminins sur son membre érigé. La vision de cette femme surprise dans ses coupables lectures l’avait jeté dans un trouble immense. La douce main fut bientôt rejointe par des lèvres chaudes et humides. La langue tournait doucement sur le gland, l’aspirait lentement mais profondément. La jeune femme se délectait de cette fellation improvisée avec un plaisir non dissimulé. Les soubresauts du train accentuaient ses mouvements, les plongeant tout deux dans un état d’excitation extrême. Elle sentit une main caresser ses cheveux, tandis que l’autre, ayant trouvé sa cuisse nue, rampais lentement vers son intimité accueillante. Inexorablement, elle remontait en direction de son sexe. La langue titillait doucement le gland turgescent. Elle voulait l’entendre gémir de plaisir, mais il en avait décidé autrement.

Déjà il se dégageait, et dans un mouvement autoritaire, l’allongeait à même le sol. Ses mains remontaient le long des cuisses veloutées, les obligeant à s’ouvrir. Elle laissait maintenant échapper des gémissements de plus en plus rauques. Les doigts longs et agiles la fouillaient, tandis qu’une langue habile venait recueillir sa liqueur intime… Mon dieu, jusqu’à quand allait-elle pouvoir tenir avant de laisser exploser son plaisir ! Elle ne voulait pas que cela s’arrête. Ses mains agrippaient convulsivement la chevelure de l’inconnu, tandis que son bassin effectuait une danse infernale. Un besoin impérieux d’être remplie lui tordait le ventre. Elle le voulait en elle ! Quand allait-il se décider à faire glisser dans sa fente se sexe tant convoité ? Les lèvres ruisselantes de désir, elle l’attendait, l’espérait. Son corps n’était plus qu’un immense brasier. “Prends-moi !” lui susurra-t-elle à l’oreille dans un souffle torride.

Ces quelques mots le rendirent fou. Il se mit à frôler méthodiquement la vulve offerte de son pieu palpitant. Il avait envie de profiter de ce moment, de la regarder s’agiter sous les spasmes violents qui la secouaient. Le va et vient infernal continuait, et son sexe luisait désormais de cyprine. Alors, d’un coup, lentement, implacablement, il plongeât dans cet enfer humide qui n’attendait que lui. Un cri d’animal blessé vint mourir sur les lèvres tendues que la bouche avide de l’homme bâillonna tendrement. Ils n’étaient plus que désir et plaisir. La jeune femme s’abandonnait corps et âme à son amant providentiel, à ce sexe qui la crucifiait à chaque coup de reins, à cette bouche qui torturait amoureusement ses mamelons durcis, à ces mains qui maintenant, soulevaient ses fesses et les caressaient…

D’un doigts, l’homme poursuivait l’exploration de ce corps rompu par le plaisir, et s’arrêta sur sa rosette palpitante. D’un mouvement lent mais déterminé, il retourna la jeune femme qui lui présentait désormais une croupe arrondie et appétissante. Son doigt, bientôt rejoint par un deuxième, continuait son exploration. Lentement, les s’enfonçaient dans la mystérieuse cavité secrète qui s’offrait à eux sans aucune résistance. La jeune femme imprimait à son bassin un rythme lent, mécanique, mais au combien excitant, et qui faisait bouger ses seins lourds et généreux de manière diabolique.

Désormais, à la place des doigts se présentait le sexe luisant et décidé de l’inconnu. D’un coup de rein, il entra en elle. L’excitation était si forte qu’elle n’en ressentit aucune douleur… elle l’espérait tellement ! C’était elle, maintenant, qui venait s’empaler lentement mais profondément sur lui, tandis que les mains de l’homme parcouraient ses seins, et que sa bouche mordillait sa nuque… C’était tellement bon… jamais elle n’aurait cru cela possible… Chaque mouvement leur arrachait des gémissements qui devenaient de plus en plus forts. Le grand largage final n’était plus très loin… Le plaisir déferlait maintenant par vagues de plus en plus rapprochées, et c’est dans un cri sauvage de jouissance qu’elle le sentit se répandre en elle, en longs jets brûlants.

Tendrement, il la prit dans ses bras, leurs lèvres se cherchèrent et leurs langues s’entrelacèrent dans un baiser plein de reconnaissance mutuelle. Ils allaient s’endormirent lorsqu’ils remarquèrent une silhouette sur une des couchettes supérieures… Quelqu’un avait assisté à leurs ébats !!!

Furtivement, ils se glissèrent sous la couverture de la couchette la plus proche, et s’endormirent dans les bras l’un de l’autre. Déjà, l’aube pointait !!

Les premiers rayons dardaient entre les stores baissés lorsque le haut-parleur annonça la gare de Bordeaux dans vingt minutes. Réveillés, tout deux entreprirent de rassembler leurs vêtements éparpillés. A leur grand soulagement, le mystérieux passager avait quitté le compartiment… Réel ou fruit de leur imagination, ils ne le sauraient jamais… Sans un mot, mais avec des regards complices, ils s’apprêtaient à se séparer. Jamais, l’un comme l’autre, n’oublieraient cette nuit. Leurs yeux brillants témoignaient encore de l’intensité de leurs souvenirs. Déjà, les portes s’ouvraient, et chacun allait reprendre le cours de sa vie quotidienne. Le travail les appelait l’un et l’autre…

La jeune femme héla un taxi. Il avait peur d’être en retard à son premier séminaire professionnel. Elle venait d’être embauchée, et ne voulait pas rater cette première journée. La voiture s’immobilisa devant un immeuble de bureaux. Prestement, elle entra, appela l’ascenseur et, tandis qu’elle gagnait le quinzième étage, vérifia sa tenue dans le miroir. Son tailleur gris perle était impeccable, sa coiffure parfaite … aucune trace visible de sa nuit agitée. Pour parfaire son look, elle chaussa une paire de lunettes à fine monture dorée avant de sortir de l’ascenseur et de se diriger d’un pas assuré vers la double porte marquée du logo de sa société. Elle en refermait la porte derrière elle, lorsqu’elle se figeât, pale et tremblante… ses jambes se dérobaient sous elle ! Devant elle, l’homme qui l’accueillait n’était autre que l’inconnu de la nuit précédente, qui la regardait sourire aux lèvres !!

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