A mourir de plaisir


Un merci particulier à Dame, qui par sa note d’hier, m’a inspiré l’idée de celle-ci… On dirait que ma panne d’inspiration est finie…

Peau douce et veloutée, frémissante, affolée par les effleurements arrivant de toutes parts. De la pulpe de mes doigts, je redessine la carte du tendre… De la pointe de la langue, je provoque cette douce extase si ennivrante… De tout cela le plaisir naît, brillant comme un diamant brut, doux comme le plus sucré des miels, parfumé comme le plus ennivrant des muscs, puissant comme une lame de fond dans une mer déchainée. De vos lèvres s’exhalent quelques plaintes, superbes râles de poitrine, à mes oreilles le plus beau chant d’amour qu’il soit donné d’entendre.

Vous entendre ainsi chanter votre désir est pour moi la plus belle récompense, vous m’envoûtez, tandis que je m’ennivre des parfums de votre corps. Je lappe votre nuque gracile et délicate, descendant lentement sur votre cou, votre gorge, du bout de la langue, du bout des dents… Vous êtes ma tendre captive et, de désir je vous veux frissonnante, suppliante, prête à fondre sous mes caresses, prête à mourir de plaisir aux creux de mes bras.Vos seins, adorables rondeurs à la blancheur nacrée, sont en eux-mêmes un appel à l’amour. On les croirait de porcelaine, fragiles, mais en même temps si forts, de par leur arrogance érigée… J’ai envie à la fois de les lécher, délicatement, comme on le ferait d’une glace aux saveurs parfumées, mais aussi de les croquer à pleine dents, comme des fruits trop mûrs qui s’offriraient à la faim insatiable que j’ai de vous.

Vos cris sont de plus en plus rauques, votre voix de plus en plus suppliante. Les battements désordonnés de votre coeur révèlent l’état dans lequel vous vous trouvez. Tandis que ma langue déguste chaque parcelle de votre peau, je remonte doucement le long de vos jambes… J’aperçois l’objet de mes délices, lové dans votre vallée des merveilles. Tendre coquillage irisé, d’où perlent quelques gouttes de bonheur intense, palpitant, attendrissant, émouvant dans son abandon ultime. C’est de là que naît le monde, et c’est aussi là que je voudrais mourir, emportée avec vous par le plaisir des sens. Mon souffle chaud sur votre perle précieuse vous arrache un cri de plaisir sans fin… On n’imagine pas la puissance que peut avoir un simple souffle… Et enfin, c’est sous ma langue qui vous lappe, sous mes lèvres qui vous dévorent dans ce que vous avez de plus intime que vous rendez les armes, dans un dernier soupir, en un cri étouffé mais au combien attendrissant. Votre corps s’amollit entre mes bras, dans l’ultime abandon de la petite mort… Qu’il est bon de mourir de plaisir…

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