Gainsbourg (vie héroïque)


INTRODUCTION

Cette note inaugure une série qui sera consacrée à Serge Gainsbourg, pour commémorer les 20 ans de sa disparition. D’autres suivront, et ce jusqu’à la fin du mois de mars.

Je n’avais pas vu ce film à sa sortie en salle, bien que j’en avais grande envie (les prix prohibitifs me font préférer les dvd, malheureusement), aussi c’est avec grand plaisir que je me suis offert le dvd mercredi, à l’occasion d’une balade en ville.

Je l’avais déjà vu une fois, en VOD à la télé et avais adoré. Restaient mon chéri et mon fils (ce dernier me saoûlait depuis quelques temps pour le voir). Ce fut donc l’occasion, jeudi soir, pour le regarder en famille.

Certains sont déstabilisés par le style adopté, film mêlé d’images d’animation, personnellement j’ai trouvé que cela collait remarquablement bien avec la dualité du grand Serge. Ainsi le voit-on, à tous les âges de sa vie, vivre aux côtés de « sa gueule » comme il l’appelle.

Ce film est l’histoire de la construction d’un homme, mais aussi de son auto-destruction. Sauf quelques points très forts (comme ses chansons ou les femmes qui ont marqué sa vie), c’est une vie gainsbourienne fantasmée par le réalisateur plutôt qu’une biographie, mais ça n’est pas gênant. C’est LE GAINSBOURG tel que le perçoit Sfar que l’on suit durant deux heures, avec un réel bonheur, même si l’on peut peut-être lui reprocher d’avoir peu édulcorer le Gainsbarre des dernières années.

C’est un film d’une grande sensibilité et d’une grande pudeur, qui ne peut laisser insensible. On aime ou on déteste, mais je pense qu’il ne saurait y avoir de demi-mesure (à l’image même de son sujet d’ailleurs).

Que dire du jeu des acteurs, sinon qu’il est époustouflant ! Eric Elmosnino incarne un Gainsbourg plus vrai que nature, poussant le mimétisme aussi loin que possible, Laetitia Casta (que pourtant je n’apprécie pas vraiment) en Bardot nous laisse sans voix (non, je ne dirai pas « comme son modèle » mouarfff). Jane Birkin cependant méritait d’être mieux incarnée…

Si vous avez aimé Gainsbourg, sa vie, son oeuvre, sa sensibilité et ses outrances, alors vous aimerez ce film. Fort de 8 nominations aux Césars, j’espère qu’il sera récompensé à sa juste valeur.

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Une réflexion sur “Gainsbourg (vie héroïque)

  1. Les Césars n’ont pas laissé ce film sur le bas-côté, mes voeux ont été entendus, puisqu’il a raflé trois récompenses : meilleur premier film, meilleur son, et la consécration avec le césar du meilleur acteur à Eric Elmosnino pour sa performance.

    Autre grand vainqueur de la soirée, Roman Polanski. J’y reviendrai par ailleurs, car il est sur le podium de mon panthéon cinématographique…

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