Evian – Livres érotiques cent dessus-dessous !


Samedi et dimanche s’est tenu à Evian(74) la première édition du Salon du Livre Érotique et des Dessous Chics.

C’est au Palais des Festivités que s’est tenu l’évènement. Sur trois niveaux, les visiteurs amateurs d’érotisme pouvaient découvrir différentes présentations.

EXPOSITIONS et ATELIERS PHOTOS

 Le rez-de-chaussée abritait deux expositions de photographies : l’une toute en pastels signés par Arix évoquait la romance et l’innocence, tandis que l’autre, au travers de superbes clichés noir et blanc, emportait le visiteur dans l’univers du ligotage, de la « torture » des corps (Jacques Bonnot) mais aussi de la nudité naturelle (Bob Giorgi).

Hormis le côté esthétique, l’univers d’Arix ne m’a que très peu parlé. Le flou « hamiltonien » et les couleurs pastels donnant un côté trop aseptisé à mon goût (oui, j’avoue être totalement subjective et je l’assume). J’ai beaucoup plus apprécié le travail présenté par Bonnot et Giorgi. Seul petit bémol (car il en faut bien un) : la relative morbidité qui se dégageait d’une série de photos de bondage. Peau saupoudrée de blanc, corps féminins très (trop?) minces, ligotages de bandes blanches donnaient un côté maladif à cette série. Telle était sûrement l’intention de l’artiste, après tout, il en faut pour tous les goûts. Et honnêtement, je préfère qu’une œuvre dérangeante, car au moins elle me fait ressentir quelque chose.

Par contre, j’ai été conquise par les clichés de pinces et les impressions de peau. Je m’explique : une peau nue, sur laquelle on lit du bout des yeux (on aurait envie de les lire du bout des doigts) les marques laissées dans les chairs par un corset ou un cordage retiré… C’est totalement le genre de chose qui m’émeut profondément.

Seul regret, à ce moment-là, je ne savais pas que je partirais le lendemain matin, et ne suis donc pas allée à la rencontre des photographes pour entamer le dialogue avec eux. J’en tire les leçons pour la prochaine édition.

 LIVRES & LINGERIE

Le premier étage accueillait lui, ce qui constituait le cœur même du salon, c’est à dire l’espace librairie, les stands d’auteurs ainsi que ceux présentant lingerie, corseterie et autres bas. Abritant la scène, c’est également là qu’eurent lieu les diverses conférences et shows.

La partie « livres et auteurs » occupait tout l’espace gauche de la salle. Outre l’espace librairie, où chacun pouvait aller se procurer les volumes convoités, on y trouvait les tables des auteurs. Les deux principaux groupes, la Musardine et les éditions Blanche y étaient évidemment prédominants, mais on y trouvait également June Summer avec son livre « Claire, conte érotique et autres histoires » publié chez Publibook, Anne Bert et son nouveau roman « Perle » sorti chez Hors Collection début novembre, et Agnès Giard qui présentait son dernier ouvrage sorti chez Drugstore « Les Histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines »

J’ai ainsi pu dialoguer librement avec June et Anne, précédemment citées, mais aussi avec Emma Cavalier qui promouvait son roman « Le Manoir ». Emma, telle que je l’imaginais, naturelle, spontanée et chaleureuse, concourait également pour le Prix Eros du meilleur premier roman, en compagnie d’Andréa Lucella pour « Chaud et vivant » et Eve Arkadine pour « La fiancée des bouchers ». 

Bons échanges également avec Franck Spengler, directeur des éditions Blanche, Stéphane Rose qui présentait son livre « La défense du poil » aux éditions de la Musardine, et qui grâce à moi, a pu enfin signer son premier livre à plus de 21 heures, saluant l’évènement d’un long cri quasiment orgasmique, suivi d’éclats de rire généraux dans la travée.

Stéphane Rose, sourire satisfait d'après signature...

Pour en finir avec les livres, je citerai les conférences auxquelles j’ai pu assister. Tout d’abord celle d’Agnès Giard sur « L’érotisme japonais », qui fut passionnante. Je l’ai déjà entendue de nombreuses fois au travers de documentaires télévisés, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle sait captiver l’attention par un discours à la fois simple et très pertinent. Ce fut bien sûr le cas ce samedi. L’enregistrement que j’ai fait de la conférence est téléchargeable en cliquant CE LIEN.

Agnès Giard

Vint ensuite l’intervention attendue de Gala Fur, exposé sur les jeux de soumission et de domination. Là encore, un discours clair, des explications accessibles à tous, donnant de multiples exemples de pratiques accessibles à tout un chacun. Dialoguer et faire fonctionner son imagination, c’est en effet très bien, mais jamais sans dire qu’il y a des règles (de sécurité et de pratiques) à connaître et à respecter. Cela n’a pas été évoqué du tout et je le regrette d’autant plus que le discours ne s’adressait pas à un public initié. Idem en ce qui concerne les limites que l’on a tous, à des degrés divers, et qui pour certaines, se doivent de ne pas être franchies. Là encore, j’ai enregistré l’intervention, et vous pouvez la retrouver en téléchargement en cliquant CE LIEN.

Enfin, en soirée, Franck Spengler a fait deux lectures publiques de textes illustrant la fellation, sujet de son « Anthologie de la fellation » sortie en 2011 aux éditions Blanche. Un premier, extrait de « L’eau à la bouche » d’Anne Bert, recueil de nouvelles paru en 2010, l’autre extrait du roman d’Andréa Lucella « Chaud et vivant ».

LINGERIE & CORSETERIE

Toute la partie droite de la salle était donc occupée par les différents stands de lingerie, corseterie et autres accessoires de modes. De très belles choses étaient présentées, à des prix qui restaient très accessibles (corsets mis à part, mais là, ça n’était pas vraiment une surprise). Quand je parle d’accessibilité des prix, je pense particulièrement aux bas et aux chaussures. J’ai pu voir de superbes escarpins à moins de 30 euros la paire, des vrais bas (à couture s’il vous plaît) à moins de 10 euros. En général, c’est le genre d’article qui voit son prix doubler sur les salons érotiques, ici ça ne fut pas le cas. Cela mérite donc d’être salué.

J’ai complètement craqué à un stand où l’on pouvait voir exposé un superbe sac à main, sexy en diable, et aux formes complètement évocatrices, puisqu’il se présentait comme un corset rose à lacets noirs… Objet incontournable pour toute amatrice de lingerie ou fétichiste !

La suite très prochainement, ici…


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3 réflexions sur “Evian – Livres érotiques cent dessus-dessous !

  1. J’ai le même sac chez moi, j’y range des lubrifiants 🙂
    Extra que vous ayez mis des enregistrements en ligne ! J’irai écouter, d’autant plus que ce sont des conférences et interviews auxquelles je n’ai pas pu assister (mais heureusement, j’ai écouté plein d’autres choses !).

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    • Les enregistrements ne sont pas d’une qualité extraordinaire, mais ils ont le mérite d’exister et d’être audibles… J’attends encore d’autres photos, pour l’instant, j’ai fait avec les miennes (qui ne sont pas non plus formidables, haa si j’avais du bon matériel ! soupir…)

      Pour le sac, s’il m’a complètement fait craquer, il ne doit pas être évident de sortir avec 🙂 L’utiliser comme rangement, chez soi n’est en effet pas une mauvaise idée. Veinarde va… 🙂

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  2. Pingback: Go Emma ! | | La Bauge de TomLa Bauge de Tom

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