Genèse des « Tourments de Marie-Laure »


Il y a de cela déjà pas mal d’années, j’ai acheté une trilogie d’Ann Rice que l’on m’avait conseillé de lire. Je veux parler de « Les infortunes de la Belle au Bois dormant ». J’ai bien aimé le premier tome, par contre les deux autres  sont redondants. Par contre,  il y a une constante sur les trois volumes : l’attitude de Belle.

Cette héroïne est une geignarde de première classe. Toujours en train de pleurnicher sur son sort, morte de honte tout en prenant un plaisir monstrueux à subir les derniers outrages du moment 🙂 Au fil des pages, plus j’avançais dans l’histoire, plus l’envie montait en moi de lui coller de belles baffes tellement elle m’exaspérait (mais peut-être aurait-elle fini par aimer cela, la garce !).

C’est peu après que j’eu l’idée de créer un personnage utilisant un peu les mêmes ressorts, mais sans pour autant pousser le vice à écrire trois tomes.  Pour le reste, j’avoue que mon anticléricalisme viscéral s’est complètement lâché. Notez tout de même que je me suis documentée ! Je n’ai pas hésité à me plonger dans des livres de messe afin d’y puiser de véritables textes que j’ai ensuite plus ou moins détournés (oui, je l’avoue, avec un plaisir croissant et non dissimulé).

Pour une foi(s), je me suis TOUT autorisé. J’ai souvenir qu’en cours d’écriture, je me suis parfois dit « Heu… puis-je vraiment écrire cela ? » et immédiatement ma réponse était « Ouiii, et tu peux même mieux faire ! » Je me remettais aussitôt au clavier en gloussant de mes trouvailles 🙂

J’ai mis quelques temps à écrire l’intégralité de ce texte (en trois séances d’écriture), et à chaque fois, je me suis amusée comme une petite folle. J’ai rarement été aussi joyeuse en écrivant, je l’avoue. Et je n’étais pas peu fière lorsque, le soir, mon mari (qui est aussi mon premier lecteur) se bidonnait devant l’écran, en découvrant ma production (signe que cela fonctionnait plutôt pas mal).

Le gros handicap de cette histoire était sa longueur (une vingtaine de page A4). Trop longue pour une nouvelle, trop courte pour un roman. Certes, on m’avait réclamé une suite… Certains imaginaient Marie-Laure faisant une retraite dans un couvent, d’autres en pèlerinage… Je dois vous avouer que j’ai quelque part, sur mon disque dur, un préambule à ce texte, qui met en scène Charles-Henri et sa toute jeune épouse au soir de leurs noces. L’idée était de décrire quelle était la vie du couple avant cet épisode tumultueux.  Avant d’écrire une suite, il me semble plus primordial de donner le l’épaisseur à ce couple bourgeois, d’expliquer quels sont les ressorts de leur vie commune. Je n’exclus pas de m’y remettre un jour d’ailleurs 🙂 Il y aurait matière à écrire, et cela pourrait donner quelque chose de fort drôle, tout en restant érotique. Lorsque ce préambule sera terminé, alors j’envisagerai peut-être de clore cette épopée éroti-comique.

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