Soror – Christian Laborde


Quatrième de couverture

Un romancier revient chez lui, à Isaco : sa mère est morte. Sa sœur s’est occupée de tout. Isaco est une maison remplie de souvenirs et cernée de hêtres. Au loin on entend la rumeur de l’océan. Des orages violents se déchaînent. Dans la ville voisine, un site industriel vient d’exploser. L’écrivain prend sa voiture pour aller au cimetière. Au retour, il heurte une jeune cycliste, Maud, dont le lycée a été ravagé par l’explosion. Elle s’impose peu à peu. Elle lit ses poèmes. Il la photographie, nue, dans la forêt. Elle se confie à son journal intime. La sœur du romancier lui rend visite. Elle s’est mariée sans amour. On devine un secret entre eux, lié à l’enfance. A Isaco, le drame va se jouer, se dénouer, aussi violent et inattendu que la foudre. Soror est un poème romanesque, érotique, magique, obsédant : des arbres qui pleurent, des étreintes interdites, des ondées, une ondine..

Mon avis

J’avais déjà dans ma bibliothèque un autre roman de l’auteur, « L’os de Dionysos ». J’ai acheté celui-ci après avoir lu des critiques très élogieuses sur le net et je n’ai absolument pas été déçue.

Ici, la magie des mots opère à chaque page. Le lecteur est tout simplement envoûté par l’atmosphère poétique et surréaliste créée. La pluie constitue peut-être le personnage principal de ce roman puisque c’est elle qui amène le narrateur à revenir dans le village de son enfance, c’est elle qui rapproche les personnages, c’est par elle que le drame survient… Ses gouttes sont les larmes d’enfances meurtries, de vies d’adultes construites tant bien que mal sur des blessures jamais refermées, sur des amours inavouables.

Et puis il y a la rencontre entre le narrateur et une toute jeune fille, réfugiée chez sa grand-mère après que son lycée ait été détruit par l’explosion de l’usine Azétaf (toute ressemblance avec des événements existants ou ayant existés est totalement volontaire). Elle teste sa séduction, découvre la sensualité. Et dans cette sensualité toute neuve l’eau et les fluides corporels occupent une place prépondérante… Ondine magnifique et insouciante !

C’est de la poésie en prose, un régal des sens et de l’esprit ! Un livre qu’il est indispensable de lire selon moi. De la grande littérature qui laisse ébahi lorsque l’on a tourné la dernière page.

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