Mes lectures incontournables (de 19 à 46 ans)


Après un détour en lycée professionnel où je n’ai pas fait de vraies découvertes littéraires, je suis repartie dans le circuit classique pour un bac technologique. Mon année de première fut un réel bonheur au niveau de l’enseignement du français. Nous avions un professeur formidable (dont j’ai parlé dans ma précédente note), M. Pinot, qui savait nous communiquer sa passion pour ses auteurs fétiches. Avec lui j’ai découvert André Gide, Céline, Camus, Flaubert, mais aussi Montesquieu et Voltaire.

Voltaire, je connaissais déjà, puisque j’avais lu quelques années auparavant un recueil hérité de ma sœur. J’avais beaucoup aimé l’esprit et l’écriture qui prenaient pour moi un jour particulier puisque j’avais visité étant enfant son château de Ferney. J’aime, de temps à autre, me replonger dans Candide ou autre, mon plaisir est toujours aussi présent.

De Flaubert, je retiens l’étude en cours de Madame Bovary. Sur le moment, dieu que ce livre m’a paru rasoir. A tel point que je ne prenais même pas de notes ! Je priai toute l’année pour ne pas tomber sur lui au bac, mais en vain. Le jour de l’oral, une fois le sujet dévoilé, je fus prise d’un moment de panique. Je n’avais rien révisé et pour cause ! C’est alors que comme par miracle, au fur et à mesure que je lisais le texte, les mots de mon professeur me revinrent en mémoire, surgis de dieu sait où. A la fin de mon explication de texte, l’examinatrice me dit « Félicitations, on voit que cette lecture vous a passionnée ! » Je ne démentis pas, bien évidemment… Depuis, je l’ai relu (sans contrainte) et je dois reconnaître que ce livre est fabuleux !

En terminale, je découvris avec joie la philosophie, regrettant le peu d’heures que nous avions. Et frustrée de ne plus avoir de cours de français (j’avais engrangé 22 points d’avance avec mes épreuves anticipées), je décidai de reprendre cette option, pour le plaisir. Autre année de lycée, autre professeur fabuleux avec M. Marie. Soixante-huitard au sens de l’humour solide, il nous fit voir les auteurs déjà connus sous un angle nouveau, et nous en fit découvrir d’autres. De Baudelaire, je ne connaissais que les vers, cette année-là j’en découvris la prose avec « Le spleen de Paris » et en fut époustouflée. Puis ce fut Boris Vian (que mon professeur de première considérait comme un écrivaillon), autre belle rencontre pour moi.

La lecture représentait toujours pour moi un passe-temps essentiel. Quels livres sont restés ?

La saga de Robert Sabatier, Le roman d’Olivier

  • Les Allumettes suédoises
  • Trois sucettes à la menthe
  • Les Noisettes sauvages
  • Les Fillettes chantantes
  • David et Olivier
  • Olivier et ses amis
  • Olivier 1940
  • Les Trompettes guerrières

Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le dernier volume, mais je le ferai avec grand plaisir dès que j’en aurai la possibilité.

La Dame de Berlin, de Dan Franck et Jean Vautrin, premier volume de la série romanesque « Les aventures de Boro, reporter photographe ». J’ai adoré, tant l’écriture que les personnages, et l’intégralité de cette saga (8 volumes) est sur mes étagères aujourd’hui, j’attends même avec une impatience non dissimulée la sortie du prochain tome (bientôt quatre ans que le dernier est sorti, je trouve le temps long). L’amour que j’ai de cette suite romanesque, je l’ai communiqué à mon mari, puis à mon fils (qui lit ce premier volume depuis déjà un moment). Pour tout connaître sur cette série, cliquez ici

J’ai également lu mon premier livre érotique aux alentours de vingt ans. Il s’agit de Contes à faire rougir les petits chaperons de Jean-Pierre Enard. Excellent livre, qui revisite les classiques de la littérature enfantine de façon érotique, et brillamment. C’est gai, plaisant, burlesque et fort excitant, il faut bien le dire. Ce livre, je l’ai lu et relu et relu. Il m’arrive encore aujourd’hui, je le reprendre pour en lire une histoire, pour en apprécier la technique…

Puis il y a eu un grand passage à vide lorsque j’ai mis un terme à ma vie de célibataire. Je n’ai repris la lecture qu’après la naissance de mon fils. Cela fait quatorze ans, et depuis, je ne lis plus… JE DÉVORE !

Bien sûr, c’est dans l’érotisme que j’ai le plus fait de découvertes, avec les recueil de Françoise Rey, Françoise Simpère, mais aussi de Régine Deforge, d’Anaïs Nin, Pauline Réage ou Jean(ne) de Berg…

Si je devais retenir un livre de tous ceux-là, ce serait L’Orage de Régine Deforges, qui m’a profondément bouleversée, à égalité avec L’Image de Jean de Berg (pseudonyme de Catherine Robbe-Grillet). Ces deux petits livres sont de pures merveilles.

Depuis que je fais des chroniques de livres (érotiques ou non) pour mes blogs et le magazine Fusion’elle, j’ai été amenée à découvrir des auteurs que je ne connaissais absolument pas, c’est le bon côté de ce job. Et je dois dire que je ne suis pas souvent déçue.

La belle découverte de l’automne, fut la lecture de Un baiser sous X d’Éric Paradisi, que j’ai d’ailleurs chroniqué ici même. Je n’en dirai pas plus aujourd’hui, qu’aurais-je de plus à rajouter ? Mon mari l’a lu tout récemment et a été lui aussi subjugué. Il en fait même la promo lorsqu’il discute avec des passionnés de lecture.

Bien évidemment, cette liste n’est pas exhaustive, mais je ne vais pas non plus faire un post à rallonge, ni ajouter un troisième volet. Mes chroniques de lectures sont disponibles en ligne, qui m’aime me suive !

En dehors des fictions, j’ai une passion pour tout ce qui tourne autour du développement personnel et la psychologie. J’ai lu les principaux écrits de Freud assez jeune, aujourd’hui j’apprécie beaucoup Boris Cyrulnik, et dans une sphère un peu moins médicale, Jacques Salomé dont les livres de contes sont en bonne place dans ma bibliothèque (Conte à grandir, Contes à guérir ; Contes à aimer, contes à s’aimer…)

Il y a une dizaine d’année, j’ai lu un livre qui m’a beaucoup marquée et qui traite de la fin de vie. Il s’agit de La Mort intime de Marie de Hennezel. Il m’a amenée à beaucoup réfléchir sur la vie, la mort, la maladie, sur la façon dont les êtres humains peuvent affronter la maladie et la déchéance s’ils sont entourés, soulagés, aimés…

J’aimerais conclure sur l’importance que ces lectures ont eue sur ma vie. On ne peut pas écrire sans lire, c’est du moins inconcevable pour moi. J’ai besoin de me nourrir pour pouvoir aller chercher en moi ce qui est susceptible de faire vibrer le lecteur. La lectrice que je suis est une véritable éponge qui emmagasine des émotions, du vocabulaire, des styles, qui digère tout cela et accouche ensuite de quelque chose de personnel. Le temps que je consacre à la lecture n’est pas du temps perdu, bien au contraire ! C’est un investissement pour l’avenir.

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Une réflexion sur “Mes lectures incontournables (de 19 à 46 ans)

  1. Oh, à ce point cruelle avec ce titre! Bon, j’avoue que je ne l’ai pas encore lue, mais il est tout de même dans ma PAL, même si ce n’est pas mon genre de prédilection. En espérant que le livre évite les flammes, bonne lecture!

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