Genèse des Noces de la Saint-Jean


NocesdelaStJean_HDC’est en 2005 que j’ai commencé d’écrire ce texte. Mon but était alors de sortir du genre érotique qui était le mien jusque-là. Le cadre s’imposa de lui-même, à savoir une région qui est chère à mon cœur et qui est le berceau d’une partie de ma famille.

J’ai choisi de situer une partie de l’action dans la période tumultueuse de l’Inquisition, pour deux raisons. Tout d’abord parce que cette époque m’a toujours fascinée, et aussi parce que comme beaucoup d’endroits, la région de Faucogney ne fut pas épargnée par les bûchers, loin de là, comme de très nombreuses zones d’eau. Je n’ai pu résister à y glisser une référence à Jacques de Molay, dernier chevalier de l’ordre des Templiers, mis au bûcher par Philippe le Bel et rendu célèbre par la saga de Maurice Druon Les Rois maudits. Pourquoi ? Tout simplement parce que Jacques de Molay était haut-saônois de naissance. La référence s’imposa donc à moi comme une évidence.

Forte de toutes ces références, je me lançai donc dans l’écriture en essayant de créer une ambiance à la fois envoûtante, mystérieuse, un brin fantastique. Me revinrent en mémoire durant cette période, des réminiscences de ce que j’avais pu ressentir des années auparavant, lorsque j’avais lu La Mare au Diable ou autre Petite FadetteUn ami, après avoir lu cette nouvelle dans sa première version, me dit un jour qu’il y avait retrouvé quelque chose de l’ambiance des écrits de Barbey d’Aurevilly… Cela n’engageait que lui évidemment, mais j’aurais mauvaise grâce de dire que je ne fus pas touchée par cette référence. Après tout, je m’étais attachée à retranscrire une ambiance très XIXème siècle (période de l’action principale).

Au fil de l’écriture, je fus rattrapée par l’érotisme… Je ne pus résister à injecter dans mes pages une dose de sensualité. Oh, rien de gratuit ou de destiné à l’excitation du lecteur, mais cela s’imposa naturellement à moi de par l’histoire d’amour naissante entre mes personnages, et me permit de donner du corps -si j’ose dire- à la profondeur de leurs sentiments, de ne pas tomber dans un récit purement à l’eau de rose.

C’est donc un texte très empreint du charme suranné du XIXème que j’ai proposé ce printemps aux éditions Harlequin-HQN. Et j’eus le plaisir de recevoir rapidement une réponse positive de Karine, la directrice éditoriale, qui trouva l’histoire très belle et suffisamment universelle pour toucher un large public. A l’automne, nous avons entamé le travail éditorial de la nouvelle. Il n’y eut pas de modifications en profondeur, juste une révision pour que la narration se fasse du point de vue de l’héroïne, afin de permettre une meilleure identification des lectrices -cœur de cible du lectorat de l’éditeur. Fût modifié également, le prénom de l’héroïne. Jacotte -prénom difficile, j’en convins aisément- devint donc Aliette, prénom qui convient finalement beaucoup mieux au caractère indépendant du personnage. Je dois dire que je n’ai pas regretté ces aménagements, car au final, ils rendent le récit beaucoup plus vivant.

Voilà, aujourd’hui c’est donc un joli volume qui est mis à disposition des lecteurs friands de belles histoires. Je lui souhaite une longue vie et espère qu’il trouvera le lectorat qu’il mérite. Il est disponible au téléchargement, moyennant la modique somme de 0.99 €, en cliquant ICI

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