Le blues de l’auteur


À quelques heures de la parution de mon nouveau livre numérique, le stress monte.

Et si les lecteurs n’aimaient pas ?

Et si l’on retrouvait des phrases bancales ?

Et si je m’étais trompée dans ma façon d’exprimer ce que je voulais faire passer ?

Et si… Et si…

À chaque nouvelle publication, je revis la même chose. En 2010, lorsque mon premier texte a été édité dans Folies de femmes, j’avais découvert cela et avait alors dit à mon mari « cette parution, c’est un peu comme un accouchement ». Durant des mois j’ai fantasmé sur le texte le plus parfait possible -comme une femme enceinte rêve de l’enfant idéal, et d’un coup, quoi qu’il advienne, il ne m’apparient plus. Impossible de modifier quoi que ce soit, le livre fait sa vie en toute indépendance.

Pour avoir discuté de ce ressenti avec d’autres auteurs, je me suis rendu compte que nous vivions tous, plus ou moins, cela, et faisions tous ce parallèle avec un accouchement. Oui, l’auteur donne la vie à des personnages, à une histoire,  à l’objet livre. Il donne la vie aux sensations que ressentiront les lecteurs -bonnes ou mauvaises, et ce n’est pas rien quand on y pense.

Ce stress est, cette fois-ci double, puisque en parallèle de la parution de Poupée de chair, j’attends une réponse à l’envoi d’un tapuscrit à une maison d’édition mixte (numérique ET papier). Ce projet n’a rien d’érotique cette fois, il aborde même un sujet très grave. En dehors de toutes considérations littéraires, ce serait une sacrée revanche sur la vie que de le voir aboutir… Mais, comme c’est le cas à chaque soumission de texte, le doute m’envahit (pour ne pas dire m’habite -sans jeu de mots, ce n’est pas érotique j’ai dit ! 🙂 )

En attendant, je souhaite une belle et longue vie au presque nouveau-né, qui pointera le bout de ses pages dans quelques heures. Qu’il trouve son public, c’est là tout le mal que je puisse lui souhaiter… Et advienne que pourra. J’aurai fait mon maximum pour qu’il soit le plus proche de la perfection.

Et qui sait, d’ici quelques jours ou semaines, peut-être annoncerais-je ici une bonne nouvelle. Mais il ne faut jamais vendre la peau de l’éditeur avant de l’avoir séduit…

 

 

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2 réflexions sur “Le blues de l’auteur

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