Voyage au bout de l’enfer


a-bout-touchant-carole-rognonLa semaine dernière, j’ai réalisé un entretien par téléphone afin d’écrire un article pour un journal hebdomadaire local. À l’issue de cet entretien, mon interlocutrice, Carole Rognon, a accepté avec gentillesse de me faire parvenir un exemplaire de son roman À bout touchant.

Ce n’est pas une chronique du livre que je vous propose ici, je la ferai plus tard et ailleurs. C’est simplement l’occasion pour moi, alors que nous sommes à quelques jours de la journée de la femme, de reparler de ce que certaines subissent ou ont pu subir. Je n’arrive pas à me blaser devant les horreurs dont peuvent être capables certains individus que je ne qualifierais pas d’êtres humains.

Dans ce roman autobiographique, Carole nous fait le récit détaillé de la période d’une noirceur épouvantable de sa vie, qui démarre avec l’assassinat de ses deux enfants par son mari qu’elle a quitté depuis 6 mois. Par flash-back, elle revient sur ce que furent les quinze années qu’elle a passé à ses côtés, et là… On reste sans voix.

Un tyran domestique de la pire espèce qui prive, humilie, rabaisse son épouse en permanence, qui va jusqu’à détruire carnets de chèques et carte bancaire et confisquer son permis de conduire… Certes il n’y a pas de coups, mais comme je l’ai déjà écrit souvent, on se remet beaucoup plus facilement de la violence physique que de la violence psychologique. Un tyran que les experts mandatés par la justice qualifieront de paranoïaque responsable de ses actes au moment de son procès.

L’ultime violence psychologique, la pire, la plus monstrueuse qu’il a commise, sera d’avoir abattu ses deux enfants un soir de réveillon 1996. Utiliser les enfants comme armes de destruction de l’ex-conjointe revient à une condamnation à perpétuité pour celle-ci. Car comment continuer à vivre après une telle horreur ? On atteint le summum de l’abjection lorsque l’on apprend qu’après sa condamnation, il porte plainte contre son ex-épouse qu’il tient pour responsable de ce qu’il a commis. En effet, dans sa logique perverse, si elle ne l’avait pas quitté, il n’aurait pas tué les enfants. Là encore, on retrouve un raisonnement qui est commun à tous les hommes violents : ils ne sont JAMAIS responsables de rien, ce sont les victimes qui les poussent à… C’est tellement facile comme cela !

Malheureusement, des affaires comme celles-ci, on en voit régulièrement dans les rubriques « Faits Divers » des journaux, je dirais même qu’il n’y en a jamais autant eu. Que faire pour que cela s’arrête ? Comment faire entrer dans des esprits à la base pervertis et malsains que des enfants ne sont pas des outils de vengeance destinés à punir l’autre ? Je n’ai pas de réponse à cela. Sinon que cela passe forcément par l’éducation au respect et à la tolérance, et ce depuis le plus jeune âge.

Vous pouvez suivre l’actualité de Carole Rognon sur la page Facebook de son livre, en cliquant ICI ou acheter le volume sur le site de l’éditeur

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