Donjons et Miroirs – Premiers retours de lecture


Et voilà, quelques temps après la sortie de Donjon Tour Sud et juste au moment de la sortie de Fantasmes et Miroirs, les premiers retours de lecture commencent à tomber. En voici les passages parlant de mes deux nouvelles publiées dans ces recueils collectifs des éditions du 38, et les liens pour lire les chroniques complètes.

À propos de L’exorcisme de Marie-Laure (Donjon Tour Sud – Éditions du 38)

L’Exorcisme de Marie-Laure d’Isabelle Lorédan résume dans ses premières lignes un texte que j’avais précédemment lu dans un collectif des éditions Blanche. Il s’agit d’une suite de ce texte, mais ce résumé initial permet de lire L’Exorcisme de Marie-Laure de manière indépendante. J’ai bien moins aimé cette suite, qui relate la séance d’exorcisme très particulière qui se déroule dans l’église. Sexe et religion est un duo fréquent dans la littérature érotique, à cause de son côté transgressif. Il y a quelques jours, j’ai par exemple lu Le mari de Françoise d’Anne de Bonbecque dans le recueil Osez 20 histoires de sexe à plusieurs qui utilisait ce ressort. Malheureusement, l’insistance faite sur la religion m’a semblé plomber l’histoire, alourdir ce qui aurait pu être assez sympa à lire sans cela (en comparaison, Lieu de cul(te) de Miss Kat, à paraître en août, est bien plus léger, émoustillant, alors que le texte est également une déclinaison de cette alliance du sexe et de la religion). Au final, L’Exorcisme de Marie-Laure me semble aussi trop en faire pour être réellement plaisant. Heureusement, le passage final où Marie-Laure se demande ce qui s’est réellement passé permet de redonner une dimension fantasmagorique salvatrice à ce récit.

          ChocolatCannelle – Chronique complète à lire ICI

Ainsi, Mon mémorable enlèvement, de Céline Mayeur, Donjons et dragons, de Clarissa Rivière, Blood Flower, d’Alana Smith, et L’exorcisme de Marie-Laure, d’Isabelle Lorédan nous présentent tous des jeunes femmes non seulement soumises mais qui semblent peu maîtriser le tournant sexuel de leurs aventures[…] C’est aussi la surenchère qui m’a posé problème dans L’exorcisme de Marie-Laure, ou le fait que je n’arrivais pas à croire à ce scénario. Autant, ça aurait été présenté comme un jeu de rôle entre adultes consentants, j’aurais trouvé ça très fun, autant là, ce scénario d’exorcisme avait un côté trop porno, pas assez réaliste pour que je rentre vraiment dedans.

Viviane Faure – Chronique complète à lire IC

Le recueil se clôt avec une histoire d’Isabelle Lorédan, « L’exorcisme » dans lequel une femme demande à se faire laver de ses mauvaises pensées… Son mari l’accompagne… Autant vous dire que personne ne ménage sa peine pour lui venir en aide…

Stephie – Chronique complète à lire ICI

Quelques petites précisions par rapport à ma nouvelle ci-dessus évoquée. Il ne s’agit pas d’un texte écrit spécifiquement pour l’appel à textes, mais d’une nouvelle écrite il y a quelques dix ans et scindée en deux parties pour des raisons de format d’édition. D’une part, mon écriture a évoluée depuis l’époque où je l’ai écrite (aujourd’hui par exemple, j’évite autant que faire ce peu les dialogues qui supportent difficilement la médiocrité et la lourdeur), d’autre part je pense que la scission l’a desservi dans la mesure où, lorsqu’on ne lit que la seconde partie et malgré le résumé d’introduction que j’y ai inclus, on n’y trouve pas tout ce qui fait le sel du personnage féminin et donne des clés au lecteur pour ce second volet. D’où cette impression ressentie par Viviane Faure qu’elle subit contre sa volonté. Pour ce qui est du volet religion, c’est vrai que je n’ai pas fait dans la mesure, cherchant simplement à ne pas me censurer dans le côté blasphématoire et satirique du texte. Je reconnais m’être énormément amusée à l’écriture, sans forcément penser à autre chose. Je ne l’écrirais certainement pas de la même façon si je le faisais aujourd’hui.

À propos de Narcissa, folle de son corps (Fantasmes & Miroirs – Éditions du 38)

Le texte d’Isabelle Lorédan, Narcissa, folle de son corps,est vif, je l’ai beaucoup aimé. Je regrette cependant quelques longueurs comme le passage dans une émission télévisée, le recrutement au salon de l’agriculture. Un peu plus dense, j’aurais trouvé cette nouvelle meilleure encore. Quelques « cela » m’ont un peu gênée dans la lecture, je pense qu’il aurait été préférable de reformuler ces phrases. Ainsi qu’un « bon » (p. 27/59), une marque d’oralité qui n’avait à mon avis pas lieu d’être.

ChocolatCannelle – Intégralité de la chronique à lire ICI

D’autres avis tomberont, je ne manquerai pas de les relayer ici. Et si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à vous offrir les volumes !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s