Contes à faire rougir les petits chaperons – Jean-Pierre Enard


Quatrième de couverture

Un romancier doit savoir raconter des histoires. Toutes sortes d’histoires, mêmes celles un peu particulières que lui réclament les trois jeunes femmes qui l’entourent et l’empêchent d’écrire son roman. Mais comment leur résister, elles ont de tels arguments…

Alors il raconte, il revisite à sa manière, libertine et pleine d’humour, quelques-uns des contes de son enfance. On croise Pinocchio qui n’a pas que le nez qui s’allonge, trois petits cochons, non pardon, trois petites cochonnes bien délurées, ou des Petites Filles modèles qui ne le sont pas tant que ça. Quant à la mère Michel, elle a perdu son chat, mais de quel chat s’agit-il ?
Le romancier est content, ses histoires plaisent. Les trois coquines sont comblées. Et les petits chaperons n’en finissent plus de rougir.

Les contes sont illustrés de douze dessins à pleine page d’ Alban Caumont.
Il signe là une illustration malicieusement suggestive de ce livre coquin.

Mon avis

J’ai une tendresse toute particulière pour ce livre, qui fut le tout premier érotique que j’aie acheté lorsque j’étais toute jeune. Je l’ai lu et relu, si bien que l’exemplaire Folio que je possédais est rapidement devenu une chose informe et en très mauvais état. Aussi, lorsque j’ai vu que les éditions Finitude en proposaient une réédition, je n’ai pas hésité une seule seconde à me la procurer.

Jean-Pierre Enard n’est pas inconnu des amateurs d’érotisme, puisqu’il a signé le mythique L’art de la fessée, magnifiquement illustré par Manara. Avec ces contes pour enfants revisités, il nous propose un livre joyeux, trivial à souhait sans jamais être vulgaire, pornographique au sens noble du terme, délicieusement transgressif.

La nouveauté de cette réédition réside en sa présentation : un livre très soigné, avec un papier de grande qualité. La couverture est magnifique, de même que les illustrations intérieures -pleine page- au nombre de 12. Elles m’ont permis de découvrir un dessinateur que je ne connaissais pas : Alban Caumont et dont je dois dire que le trait me plaît beaucoup.

Le texte ciselé de Jean-Pierre Enard a donc trouvé un écrin à sa mesure et c’est tant mieux. Ce sera peut-être l’occasion pour certains de découvrir cet auteur décédé en 1987, ainsi qu’une petite maison d’édition méconnue, mais dont l’amour des beaux livres ne fait aucun doute, tant les leurs sont soignés. Une très belle réussite que cette réédition, qui vient contrebalancer la vague de romance érotique aseptisée qui semble s’installer dans l’éditions aujourd’hui.

Contes à faire rougir les petits chaperons de Jean-Pierre Enard est à paraître le 17 septembre 2015 aux Editions Finitude – 17 euros

Gérard Collard avait fait une chronique vidéo de l’éditions Folio, je vous la propose ci-dessous

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