L’éveil de l’Ange – Eva Delambre


Quatrième de couverture

Solange aime écrire, mais elle doute de son talent. Beaucoup trop selon son amie Axelle qui lui déniche un travail un peu spécial : rédiger les mémoires d’un dénommé Tristan Bussy ; et pour ce faire, résider dans sa propriété. Solange finit par se laisser convaincre. Elle était justement à la recherche d’un emploi. Sauf que celui-ci va s’avérer particulier. En effet, Tristan Bussy n’est pas un vieux monsieur et ses récits de vie sont d’un érotisme torride. De plus, il attend d’elle une implication très personnelle dans l’exercice d’écriture qu’il lui confie : il faudra qu’elle aussi se dévoile ! Peu à peu, Solange succombe au charme du séduisant quadragénaire, au point de s’engager lentement dans une relation charnelle aux accents de domination et de soumission. Mais elle est traversée de doutes : Tristan la désire-t-il réellement ou n’est-elle que son jouet ? Qu’attend-il réellement d’elle ?

Une histoire d’amour à rebondissements ; un roman excitant et émouvant à la fois, dans la même veine que 50 nuances de Grey, en vachement mieux.

Mon avis

Je n’avais jamais lu Eva Delambre auparavant, aussi j’ai vu dans la sortie de ce roman, l’occasion de combler une lacune, même si le thème général n’était pas sans me faire penser au Manoir d’Emma Cavalier. Je me suis donc embarquée dans cette histoire BDSM. Bon, on y retrouve ce qui a quand même, il faut bien le dire, tendance à m’énerver pas mal, à savoir pas mal de clichés, à commencer par l’incontournable Maître (avec une majuscule, protocole oblige). L’obéissance, l’abnégation, l’adoration… c’est pas mon truc du tout, je le reconnais. A croire que l’on ne peut être soumise qu’avec tout cela.

La narration est ponctuée d’épisodes soit racontés par le personnage masculin à son employée, soit écrits par Solange (d’ailleurs, en parlant du prénom, quelle idée d’appeler une jeune femme de notre époque Solange, sauf à permettre le surnom « Ange » ? Marie-Ange aurait fait moins vieillot en offrant la même possibilité). Je n’ai pas été convaincue par ces derniers passages. En fait j’ai commencé d’accrocher au récit lorsque les personnages sont entrés en action eux-mêmes.

Sinon par rapport à l’écriture (ou plutôt à la relecture), j’ai été irritée par des répétitions de vocabulaires (dont certaines étaient certainement voulues par l’auteur). Exemple : « la transe » qui revient un nombre incalculable de fois, à tel point qu’à un moment on finit par se demander à quel passage du chapitre elle va arriver. A certains moments, on trouve également quelques petits soucis dans la concordance des temps ou des coquilles… Tout cela aurait dû être traité par le travail du texte fait par l’éditeur. Dommage que cela n’ait pas été le cas.

L’éveil de l’Ange est un roman (trop ?) classique d’initiation BDSM, et c’est en fait ce qui a fait que je n’ai pas vraiment accroché. J’aurais souhaité une Ange plus rétive, plus rebelle, son obéissance ponctuelle n’en aurait eu que plus de saveur. A voir comme cela évoluera sur le tome suivant.

L’Eveil de l’Ange – Eva Delambre – Tabou Editions – 16 euros

 

 

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