Ma rentrée littéraire 2016


Les vacances d’été tirent à leur fin et la rentrée approche. Que dire de cette rentrée en ce qui me concerne ?

Eh bien, elle s’annonce riche en événements. Tout d’abord, ce mardi 23, je serai dans les studios de Fréquence Amitié Vesoul afin d’enregistrer une émission qui sera consacrée à mon livre Épanouissantes contraintes (Éditions Dominique Leroy). Je ne sais pas encore quand elle sera diffusée, mais ne manquerai pas de les indiquer ici, de même que le lien pour écouter le podcast.

Suivra également, à la fin août, un enregistrement radio pour RCF Aubenas, toujours à propos du même livre. Cette émission devrait être diffusée en octobre, m’a indiqué l’animateur lors d’un entretien récent. Je vais également envoyer un exemplaire à France Bleu Besançon pour une éventuelle évocation dans l’émission de Marie-Ange Pinelli Ma librairie. J’attendais la fin des vacances pour cela, et la finalisation de la distribution sur les sites de librairies en ligne. Cette dernière sera faite en septembre.

J’avais également annoncé que je mettrais ces congés à profit pour me remettre à l’écriture de mon roman, c’est chose faite. Ça avance et je me donne jusqu’à novembre pour qu’il soit terminé. Il pourrait y avoir une jolie surprise pour la fin de l’année, ou le début 2017 en ce qui le concerne.

L’automne est réputé pour être la saison des salons du livre. Mon agenda s’est bien rempli ces semaines dernières et vous pourrez me retrouver lors des Journées du Patrimoine à Luxeuil-les-Bains (70) avec les adhérents de l’Association Comtoise des Auteurs Indépendants (ACAI), puis en octobre à la Foire aux Livres de Belfort où, comme l’an dernier, je participerai au salon des auteurs Savoureusement lire. Il me reste des weekends de libres, aussi si vous êtes libraires ou bibliothécaires et que vous souhaitez organiser une rencontre avec le public, n’hésitez pas à me contacter.

Enfin, je devrais également être en mesure d’annoncer une grande nouvelle pour la fin du mois ou début septembre (on peut dire que ce sera pour moi un super cadeau d’anniversaire 😉 ). J’ai reçu dernièrement une proposition très intéressante et en suis à l’heure actuelle à l’étude du contrat. Rien n’est encore officialisé c’est pourquoi je n’en dirai pas plus pour l’instant. La seule chose que je peux confier aujourd’hui, c’est que je devrais porter une double casquette d’ici peu. Surveillez l’actualité de ce blog, vous ne raterez ainsi pas l’annonce lorsqu’elle paraîtra.

Bref, tout cela fait beaucoup de travail en prévision, mais il serait malvenu que je m’en plaigne… Au contraire, c’est non seulement très valorisant, mais aussi très stimulant, intellectuellement parlant.

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Le Corbusier : œuvres inscrites au Patrimoine Mondial de l’Humanité !


Ce week-end aurait du être festif dans la Communauté de Communes Rahin et Chérimont (CCRC), et plus particulièrement à Ronchamp, puisque l’ex-cité minière est surplombée par la Chapelle Notre-Dame-du-Haut, oeuvre majeure signée par l’architecte franco-suisse Le Corbusier, et que cette dernière faisait partie des 17 sites en lice pour une inscription groupée au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Benoît Cornu, Président de l’association des sites Le Corbusier, était parti —avec une délégation française— à Istanbul dès vendredi, afin de suivre les délibération du 40ème Comité du Patrimoine Mondial, et il était prévu qu’en cas de victoire, les cloches de tous les édifices de la CCRC sonnent à la volée pour annoncer la bonne nouvelle aux habitants.

Mais c’était sans compter sur l’actualité tragique de cette fin de semaine. Dès vendredi, après l’attentat sanglant de Nice qui vit périr 84 personnes, il avait décidé qu’en solidarité avec les victimes, les cloches ne sonneraient pas. Et samedi matin, c’est la tentative de coup d’état en Turquie qui a stoppé les travaux de la commission. Benoît Cornu a pu faire passer des nouvelles rassurantes via Facebook, indiquant être en sécurité à l’hôtel. Dès samedi soir, il indiquait que le comité reprendrait ses délibérations le dimanche matin, en accéléré.

C’est donc dimanche 17 juillet, peu après 10 heures, que la bonne nouvelle est enfin tombée : la chapelle de Ronchamp et les 16 autres sites de Le Corbusier, étaient bel et bien inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

La longue route vers l’inscription

Cette décision de l’UNESCO vient couronner un travail de longue haleine. En effet, c’est en 2002 que fut évoquée pour la première fois la possibilité que la chapelle ronchampoise soit candidate à cette inscription prestigieuse, ce qui a été le cas en 2008, avec une première candidature collective regroupant 22 sites, et qui s’est soldée par un échec. Mais il en fallait plus pour décourager les amoureux de l’oeuvre de Le Corbusier. Forts de cette première expérience, l’association de L’Œuvre Notre-Dame-du-Haut, Benoît Cornu, les élus de la communauté de communes et du département de la Haute-Saône ainsi que les bénévoles et salariés de l’Office du Tourisme de Ronchamp ont travaillé de concert avec leurs homologues étrangers à un nouveau dossier de candidature , prenant en compte des préconisations de l’organisme international. Là encore, ce fut un échec, le Comité du Patrimoine Mondial recommandant de différer la décision d’inscription de l’oeuvre de Le Corbusier à une prochaine session.

Benoît Cornu l’avait annoncé dès le dépôt de cette troisième candidature en 2015, celle-ci serait la dernière et tant pis si ce troisième essai n’était pas transformé. Cependant, tout avait été fait pour qu’il le soit, tant au niveau local (comcom, département, région, auxquels est venu s’ajouter le soutien total du Ministère de la Culture). Cette réussite est donc un peu la sienne, mais aussi celle de toutes celles et ceux qui ont travaillé sans relâche pour la réussite de ce projet.

Quel avenir pour Ronchamp et ses environs ?

Cette inscription internationale prestigieuse marque le début d’une nouvelle ère pour cette zone des Vosges Saônoises, qui bénéficie déjà de l’aura apportée par la Planche-des-belles-filles, depuis que le Tour de France l’a fait entrer dans la cour des grands en 2012. Après s’être inscrite comme une terre sportive, la Haute-Saône peut désormais s’enorgueillir d’être également une terre de culture et de patrimoine.

Aujourd’hui débute donc une nouvelle aventure, car il reste à développer l’accueil touristique sur le territoire de la CCRC : structures hôtelières, infrastructures de transport —déjà amorcées avec la mise en place début juillet, d’une navette qui permet aux touristes de naviguer entre les différents sites touristiques de Ronchamp* et Champagney*, voire La Planche-des-belles-filles le week-end—, espaces culturels et sportifs —en cours de finition sur le chantier de La Filature et dont beaucoup ne comprenaient pas l’utilité jusqu’à ce jour—, etc.

Tout cela a été rappelé par les différents intervenants et élus présents ce matin à la Chapelle de Le Corbusier, pour une conférence de presse. Tous ont confirmé leur engagement à venir pour faire de ce label, le fer de lance de l’économie de toute la vallée du Rahin, voire du Nord Franche-Comté.

Pour célébrer cette inscription tant attendue, une soirée de festivités aura lieu le vendredi 22 juillet à Ronchamp. Après une montée à pieds (par le chemin de croix) vers la Chapelle dès 19h, un lâcher de ballons aura lieu au pied de l’édifice à 20h30. Je ne manquerai pas de communiquer les détails de cette soirée dès que j’en aurai connaissance.

A noter qu’un « Pass’Partout » a été mis en place pour le prix de 11 euros (5 euros pour les enfants). Il offre l’accès aux trois sites touristiques de la CCRC (Chapelle ND du Haut, Musée de la Mine, Maison de la Négritude), la gratuité de la navette ainsi que des avantages chez certains partenaires. Il est disponible à l’Office du Tourisme de Ronchamp.

Pour les habitants de la communauté de communes Rahin et Chérimont, l’accès à Notre-Dame-du-Haut est gratuit sur présentation d’un justificatif de domicile.

* Notre-Dame-du-Haut et Musée de la Mine Marcel Mauliny (Ronchamp) – Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme (Champagney)

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Naissance de Isabelle Lorédan Rédaction


Je suis heureuse de vous annoncer la naissance de mon entreprise Isabelle Lorédan Rédaction. Avec cette entité, je propose, en freelance, des services de rédaction web, d’accompagnement littéraire (rédaction, corrections de manuscrits…), d’assistance administrative, ainsi que des ateliers d’écriture, des lectures à haute voix ou toute autre activité littéraire.

Cela s’adresse aux entreprises, collectivités, associations ou même particuliers.

Un site est d’ores et déjà en ligne, il sera enrichi prochainement. Vous pouvez le trouver ICI. Les tarifs seront mis en ligne bientôt, et les demandes particulières feront l’objet de devis, ajustés au mieux des besoins.

Isabelle Lorédan Rédaction a également sa page Facebook, n’hésitez pas à vous y abonner afin d’être informés des dernières actualités.

 

Jean-Philippe Apro, l’artisan de la chanson


Il y a 15 jours, j’ai rencontré un artiste local pour un article de presse annonçant  son concert à venir à La Poudrière de Belfort, et la sortie simultanée de son album La Main. Si je suivais son actualité via les réseaux sociaux, je n’avais jamais entendu ce qu’il faisait. C’est aujourd’hui chose faite.

Jean-Philippe Apro a fait de la musique son métier, puisqu’il enseigne la guitare électrique au conservatoire de Belfort. Après deux mini-albums, il sort ce 29 mai, un cd de 11 titres dont il a signé paroles et musiques. Sauf pour un titre, La chanson du chasseur de fées, dont le texte est un poème du conteur franc-comtois Hervé Thiry-Duval que Jean-Philippe a mis en musique sur un blues surprenant qui finalement, lui va très bien.

En simultané avec la sortie de l’album, Jean-Philippe Apro sera sur scène demain soir, à La Poudrière de Belfort avec tous ses musiciens. Un bien belle soirée en perspective pour les amateurs de bonne musique.

Postmodern, un site dynamique !


Un nouveau site a fait son apparition il y a peu, il s’agit de Postmodern. Moderne, comme son nom l’indique, il propose de vous abonner à des fils d’actualité divers (littérature du XXème siècle, astuces, jardinage, littérature érotique classique…). Une fois l’abonnement pris, vous recevrez chaque semaine un nouveau contenu directement sur votre boîte mail.

Le plaisir de la surprise allié à celui d’une découverte de qualité, quoi de mieux ?

Les avantages du site ? #Découvrir #Progresser #Vibrer en utilisant les outils et supports de communications actuels.

Vous l’aurez deviné, deux rubriques m’intéressent tout particulièrement ici. Il s’agit évidemment du la littérature du XXème siècle, et bien sûr Le Boudoir, qui permet de découvrir ou redécouvrir les trésors de la littérature érotique, le tout superbement illustré et avec des liens vers les livres numériques. Le Boudoir est actualisé chaque jeudi à 17 heures. Le plaisir de la lecture vient à votre rencontre par mail, SMS…  Si, comme moi, vous êtes sensibles à cette thématique, vous ne sauriez passer à côté de Postmodern.

Vous retrouverez également Postmodern sur les réseaux sociaux, c’est ICI

Postmodern2

[Annonce] Adoptez Mina


Secteur Plancher-Bas – Plancher-les-Mines – Champagney – Ronchamp

Mina

Mina, le 21 avril 2016

Je m’appelle Mina et je suis née le 25 mars 2016 à Plancher-Bas (70).

Je suis espiègle, joueuse et déjà très sociable. Je recherche un maître ou une maîtresse sympa et responsable qui pourrait m’adopter à partir du 25 juin, le temps pour moi d’être totalement sevrée et éduquée par ma maman.

J’apprécierais de pouvoir gambader dehors, parce que rester enfermée hein, c’est pas terrible. Si je pouvais, de temps en temps, revoir mes maîtres actuels, ce serait le bonheur total. Je vous en serais d’une reconnaissance éternelle et vous ferais plein de câlins en remerciement.

N’hésitez pas à contacter Isabelle via la page contact de ce blog, elle me transmettra vos propositions.

Miaoutement vôtre !

                                                                       Mina

Renaud, le retour – L’album passé au crible


Renaud et moi, c’est une longue histoire. Je dirais presque que c’est l’histoire d’une vie. Ses chansons ont bercé ma jeunesse depuis ses premiers titres. Elles étaient l’écho de mes révoltes, de mes prises de conscience aussi. Je lui suis toujours restée fidèle, même si j’ai aimé plus ou moins certains albums, certains titres. Au delà de l’oeuvre, je me reconnaissais derrière l’homme révolté, l’écorché vif hypersensible, fragile.

Dès l’annonce de la date de sortie de ce nouvel album, celui du grand retour du phœnix, je m’étais promis de l’acheter. Ce fut chose faite vendredi, jour de la sortie officielle. Depuis, je l’ai écouté un certain nombre de fois, et plus je l’écoute, plus il me plaît (avec ses imperfections).

Les critiques, je les lirai après avoir publié cet article, je ne veux  pas me laisser influencer. Certes, cet album est inégal, tous les titres ne passeront pas à la postérité. Mais j’en relève certains qui sont de petites pépites.

Trois m’ont emballée de suite, et plus je les réécoute, plus je suis touchée, tant par leurs mélodies que par leurs paroles. Les départager m’est d’ailleurs très difficile. Héloïse, chanson écrite pour sa petite-fille, est tout simplement magnifique. Renaud y raconte une balade à Venise, Héloïse tenant d’une main sa maman, de l’autre son grand-père. Il excelle dans ces moments intenses où il parle des femmes de sa vie, tout particulièrement quand il s’agit de sa fille. Le texte est travaillé, plein de tendresse, de poésie et d’amour. Mulholland drive est un texte qui raconte l’errance d’une jeune américaine qui plaque tout pour partir au hasard des routes. A priori, un thème qui n’a rien pour nous toucher, si ce n’est que l’auteur sait, bien mieux que quiconque, nous raconter le quotidien de quidams en trouvant les mots qui parlent juste. C’est la chronique de vie d’une fille ordinaire, qui nous embarque sur la route à ses côtés, bercés par la mélodie et la voie rocailleuse de l’artiste. Enfin, troisième titre  phare, Les Mots. Sur une musique signée par Renan Luce, Renaud nous conte à quel point les mots, leur pouvoir, leur magie, lui sont nécessaires, à quel point l’écriture est quelque chose de vital pour lui. Et de citer ses maîtres en écriture, les Brassens ou autre Nougaro, à qui il rend un touchant hommage. Un texte qui ne pouvait que parler à quelqu’un que les mots passionnent au moins autant que lui… Ces trois chansons sont pour moi le trio gagnant de cet album.

Ensuite, il y a les titres dont la presse s’est largement fait l’écho, ceux que l’on entend déjà en radio. Toujours debout a ouvert le bal. Si ce n’est pas une grande chanson, elle a néanmoins le mérite d’être celle qui a annoncé le retour. Et avec ses coups de griffes aux paparazzis, Renaud renoue avec son appellation de « chanteur énervant ». Elle se laisse écouter sans déplaisir. J’ai embrassé un flic paraît quelque peu anecdotique, mais retranscrit assez bien cet élan que les français ont eu pour leur police, après les attentats. Cependant, il n’en reste pas moins que le comportement des forces de police à Notre-Dame-des-Landes, ou lors de la répression de certaines manifestations plus récentes, vient contrecarrer cet enthousiasme… J’aurais aimé quelque chose de plus nuancé, et un texte plus travaillé. Avec Hyper cacher, Renaud a voulu retranscrire le drame qui s’est joué dans ce magasin lors de la prise d’otages. Cela aurait pu être une grande chanson si le texte en avait été plus soigné, car il souffre de répétitions qui l’alourdissent, et sans doute d’un pathos un peu trop présent. Je sais qu’il est difficile de parler de l’horreur, mais la chanson aurait sans doute gagné à être un peu plus « mûrie ». La vie est moche et c’est trop court n’est pas si mal, Renaud y décline une nouvelle fois cette fuite du temps qui passe qui mine sa vie, sa dépression, ses amis disparus…  On relèvera cependant le paradoxe du titre. Comment trouver trop court ce que l’on dit être moche, à moins d’être masochiste ? Après le spleen baudelairien, Renaud nous déroule fois le sien dans une introspection qui ne fait l’impasse ni sur son addiction à l’alcool, ni sur son mal-être. Petit bonhomme et Dylan sont des titres émouvants, néanmoins, pour le premier, là encore on ne peut que déplorer un texte insuffisamment travaillé -l’émotion, là encore, l’emporte sur l’exigence et c’est dommage-, c’est moins vrai pour le second qui n’est pas vraiment une nouveauté, puisque déjà présent sur l’album de Romane Serda paru en 2007.

Les autres titres sont relativement anecdotiques ou dispensables et je n’ai pas vraiment accroché.

Globalement et pour être sincère, je pense que cet album aurait mérité un peu plus de temps. Au niveau vocal, Renaud ne nous a jamais habitués à des performances, mais ici c’est inégal. Les enregistrements se sont étalés sur plusieurs mois, ce qui explique que certains titres sont plus chaotiques que d’autres. Pourquoi ne pas avoir refait les voix de ceux-ci avant le pressage ? Peut-être est-ce volontaire, afin de marquer ce long chemin qu’a effectué l’artiste pour revenir sur le devant de la scène… Et puis il faut reconnaître que cette voix cassée, tout particulièrement sur La vie est moche, donne au texte une puissance toute particulière.

Un album où l’on trouve de l’excellent et du moins bon, mais n’est-ce pas le lot de beaucoup ? Reste à savoir comment Renaud va évoluer. On le sent encore très fragile, sur le fil. Je souhaite que le phœnix ne soit pas un feu de paille et qu’il ait enterré définitivement le renard. Son public fidèle sera là pour le porter et l’y aider, comme ce fut le cas durant ces années noires.