Une St Valentin littéraire et érotique !


Bientôt la Saint-Valentin. Et si pour cette occasion, vous offriez à la personne que vous aimez de jolis recueils à l’érotisme torride ?

Commençons par les recueils traditionnels « papier » disponibles sur Amazon :

Tout d’abord, voici les collectifs des éditions Blanche

  • Transports de femmes et Folies de femmes en cliquant ICI
  • Secrets de femmes l’est également et c’est ICI

Et ceux des éditions de La Musardine

  • Osez 20 histoires d’infidélité et Osez 20 histoires de soumission et domination se trouvent ICI

Maintenant voici les recueils purement numériques, c’est aux éditions Dominique Leroy ! Vous trouverez toutes mes publications en cliquant CE LIEN

Alors n’hésitez pas : faites lui (vous) plaisir !

Genèse des « Tourments de Marie-Laure »


Il y a de cela déjà pas mal d’années, j’ai acheté une trilogie d’Ann Rice que l’on m’avait conseillé de lire. Je veux parler de « Les infortunes de la Belle au Bois dormant ». J’ai bien aimé le premier tome, par contre les deux autres  sont redondants. Par contre,  il y a une constante sur les trois volumes : l’attitude de Belle.

Cette héroïne est une geignarde de première classe. Toujours en train de pleurnicher sur son sort, morte de honte tout en prenant un plaisir monstrueux à subir les derniers outrages du moment 🙂 Au fil des pages, plus j’avançais dans l’histoire, plus l’envie montait en moi de lui coller de belles baffes tellement elle m’exaspérait (mais peut-être aurait-elle fini par aimer cela, la garce !).

C’est peu après que j’eu l’idée de créer un personnage utilisant un peu les mêmes ressorts, mais sans pour autant pousser le vice à écrire trois tomes.  Pour le reste, j’avoue que mon anticléricalisme viscéral s’est complètement lâché. Notez tout de même que je me suis documentée ! Je n’ai pas hésité à me plonger dans des livres de messe afin d’y puiser de véritables textes que j’ai ensuite plus ou moins détournés (oui, je l’avoue, avec un plaisir croissant et non dissimulé).

Pour une foi(s), je me suis TOUT autorisé. J’ai souvenir qu’en cours d’écriture, je me suis parfois dit « Heu… puis-je vraiment écrire cela ? » et immédiatement ma réponse était « Ouiii, et tu peux même mieux faire ! » Je me remettais aussitôt au clavier en gloussant de mes trouvailles 🙂

J’ai mis quelques temps à écrire l’intégralité de ce texte (en trois séances d’écriture), et à chaque fois, je me suis amusée comme une petite folle. J’ai rarement été aussi joyeuse en écrivant, je l’avoue. Et je n’étais pas peu fière lorsque, le soir, mon mari (qui est aussi mon premier lecteur) se bidonnait devant l’écran, en découvrant ma production (signe que cela fonctionnait plutôt pas mal).

Le gros handicap de cette histoire était sa longueur (une vingtaine de page A4). Trop longue pour une nouvelle, trop courte pour un roman. Certes, on m’avait réclamé une suite… Certains imaginaient Marie-Laure faisant une retraite dans un couvent, d’autres en pèlerinage… Je dois vous avouer que j’ai quelque part, sur mon disque dur, un préambule à ce texte, qui met en scène Charles-Henri et sa toute jeune épouse au soir de leurs noces. L’idée était de décrire quelle était la vie du couple avant cet épisode tumultueux.  Avant d’écrire une suite, il me semble plus primordial de donner le l’épaisseur à ce couple bourgeois, d’expliquer quels sont les ressorts de leur vie commune. Je n’exclus pas de m’y remettre un jour d’ailleurs 🙂 Il y aurait matière à écrire, et cela pourrait donner quelque chose de fort drôle, tout en restant érotique. Lorsque ce préambule sera terminé, alors j’envisagerai peut-être de clore cette épopée éroti-comique.

Secrets de femmes – collectif


Quatrième de couverture :

Depuis 1995, les éditions Blanche laissent libre cours aux univers fantasmatiques de femmes écrivains autour d’un thème évocateur. Cette année, c’est le thème du secret qui a été choisi. Thème riche et troublant, les secrets de femmes nous entraînent dans des univers insoupçonnés où nous nous perdons avec troubles et délices.

Chacune de ces femmes a imaginé pour nous une histoire de secret de femme où elle dévoile le meilleur et le pire d’elle-même, conduisant le lecteur au paradis des lectures amoureuses.

Mélange de style et de genre, Secrets de femmes séduira un large public par la variété des histoires proposées.

Auteures :

Christine Arven, Dora B., Clara Basteh, Cléa Carmin, Emma Cavalier, Octavie Delvaux, Marie Godard, Elizabeth Herrgott, Emilia Jarry, Michèle Larue, Isabelle Lorédan, Andrea Luccella, Mélanie Muller, Françoise Rey, Jeanne Sialelli, Françoise Simpère, Rebecca Sollis, Vallisnéria.

Mon avis :

Bien sûr, je suis auteure sur ce collectif, mais cela ne m’empêche pas d’avoir une opinion que j’essaie de rendre la plus objective possible. Au vu des auteures sélectionnées cette année, je m’attendais à un volume de bonne qualité, je n’ai pas été déçue du tout : ces Secrets de femmes forment un très bon cru, supérieur à mon goût au collectif de l’an dernier qui n’était pourtant pas mal du tout !

J’ai beaucoup aimé « Les petits papiers », d’Emma Cavalier, exercice, très bien mené, d’évocation, de suggestion, voyage dans les tourments intérieurs de l’héroïne, et « Sous le voile » de Françoise Rey, récit cru s’il en est, mais dont le développement et la chute sont menés de main de maître(sse). Un regret à propos d’un autre, que j’ai aimé également, mais qui aurait gagné à être plus concis, « Amazone cherche centaure » de Cléa Carmin. Trente pages pour une nouvelle, c’est très long et du coup, ce texte perd un peu de souffle (ceci est un avis personnel, d’autres n’auront pas forcément la même perception).

Je ne vais pas passer en revue tous les textes, même si beaucoup le mériteraient. Je ne peux que vous inviter à vous plonger au plus vite (du moins dès qu’il sera sorti, le 2 février) dans ces Secrets de femmes.

Editions Blanche 17.20 €

Les tourments de Marie-Laure – Secrets de femmes


« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend… »

En lisant ces quelques vers de Verlaine, Marie-Laure sentait un trouble étrange l’envahir. Yeux clos, sa respiration s’accélérait alors que dans sa tête défilaient des images d’une inconvenance totale. Son imagination échafaudait les scénarios les plus obscènes, et cela la mortifiait chaque fois. Elle qui menait une vie bien rangée, partageant son temps libre entre l’enseignement de la catéchèse aux enfants de la paroisse et le bénévolat dans des associations caritatives, se trouvait la proie du démon depuis de nombreuses semaines. Désormais, c’est le ventre noué par l’angoisse qu’elle se couchait, terrorisée à l’idée des images de luxure qui envahissaient ses rêves et la laissaient au matin, rompue, vidée et honteuse. Mais à présent, elle rêvait éveillée, et n’avait plus le moindre répit… Hier, n’avait-elle pas, alors qu’elle prenait le thé chez son amie Sophie-Charlotte, visualisé une scène des plus inconvenante, où elle se retrouvait couchée sur les genoux de son amie, culotte à mi-cuisses, et vigoureusement fessée par celle-ci ! Comble de l’horreur, elle en avait ressenti une moiteur au plus profond d’elle-même qui ne laissait guère de doute. Sophie-Charlotte n’avait pas compris pourquoi elle était partie aussi vite, les joues en feu, et avait supposé un malaise passager. Jésus, Marie, Joseph, si elle avait pu se douter, elle en eut été horrifiée !…

Voici le début de la nouvelle que j’ai signée pour le recueil des éditions Blanche « Secrets de femmes ». Si mes derniers textes étaient plein de douceur et de tendresse, celui-ci « décoiffe » un peu plus. Je n’en dirai pas plus, je vous laisse le plaisir de la découverte en achetant le livre, qui sera disponible dès le 2 février dans toutes les bonnes librairies. Sinon, il est déjà possible de le précommander sur Amazon, c’est ICI 

NB : ATTENTION ! Pour fêter la St Valentin et la sortie de mes deux publications, un jeu-concours sera prochainement organisé en partenariat avec la loveboutique Nid de Love (Lure 70), les éditions Blanche et les éditions Dominique Leroy. Entre autres lots, seront à gagner des exemplaires de « A mon amante », de « Un, deux, trois… Nous irons en croix » et de « Secrets de femmes ». Alors surveillez bien mon actualité et celle de Nid de Love, ici et sur mon compte Facebook.

Après tirage au sort, les gagnants seront invités à venir retirer leurs lots à la boutique Nid de Love le samedi 11 février à partir de 16 heures. J’y serai présente pour signer mes livres, vous faire découvrir une présentation audio de la collection e-ros, et pourquoi pas, pour une lecture publique.

Editions Blanche – Collectif 2012


Cet été, j’avais adressé deux nouvelles aux éditions Blanche pour le collectif 2012. Depuis, j’étais dans l’attente d’une décision.

Le suspens vient de s’interrompre, puisque j’ai eu confirmation aujourd’hui que « Les tourments de Marie-Laure », nouvelle SM sur fond blasphématoire, étaient sélectionnés pour « Secrets de femmes ».

Ce sera donc ma troisième collaboration avec les éditions Blanche, et ma septième publication tous éditeurs confondus. La récompense d’années de travail et d’obstination. Car mon but n’est pas d’avoir une publication, mais bien de tenir le coup dans la durée. Et cette fois, je l’ai déjà dit sans pour autant passer à l’acte, je vais sérieusement envisager de passer au roman érotique. Le temps est venu de sauter dans le grand bain, et sans bouée !

Transports de femmes – Collectif


J’ai enfin terminé, hier, la lecture de « Transports de femmes ». Tout d’abord, je dois dire que j’ai été agréablement surprise, car la qualité des textes retenus est infiniment supérieure à celle du précédent opus.

Le thème est le transport, qu’il soit réel ou amoureux, et les auteures (18 femmes cette année) ne se sont pas gênées pour nous transporter de toutes les façons imaginables. Le lecteur passe par toute une palette d’émotions et de sensations, des plus fines et délicates au plus crues.

On peut déplorer cependant l’absence de correction. Certaines fautes énormes ont tendance à casser la magie de la lecture. Si parmi les lecteurs de ce blog se trouvent d’autres auteurs du volume, je leur donnerais un conseil pour un prochain volume… Relisez attentivement l’épreuve envoyée par l’éditeur avant impression, faites là relire par un tiers, et notez vos corrections dessus avant de le retourner pour accord. Il n’y aura pas de correcteur pour passer derrière vous, ce que vous laisserez passer restera imprimé à tout jamais…

Je suis bien embêtée pour sélectionner une nouvelle m’ayant séduite, car plusieurs m’ont énormément plu, dans des registres différents. Que ce soit le charme envoûtant du Maroc où nous emmène Valérie Boisgel avec l’Aziza, épouse d’imam,  le surréaliste contrôle routier d’Emmanuelle Poinger ou le délirant GPS de Yo, c’est du bon, du chaud.

Hors concours (bien que ça n’en soit pas un), nous retrouvons aussi avec grand plaisir la traditionnelle nouvelle inédite de Françoise Rey, ce qui ne gâche rien, bien au contraire.

Globalement, je suis donc très satisfaite de ce cru 2011, et vous le conseille. Comme chaque volume, il sortira en édition Pocket en janvier 2012.

Auteures : Anne Bert, Valérie Boisgel, Sophie Cadalen, Cléa Carmin, Sam Carroll, Lounja Charif, Manon des Gryeux, Elizabeth Herrgott, Marie Lincourt, Isabelle Lorédan, Andréa Luccella, Lucie Lux, Mélanie Muller, Emmannuelle Poinger, Françoise Rey, Rebecca Sollis, Madame X, Yo

 

Transports de femmes - Editions Blanche 17 €

L’Héroïne délicieuse


Ce jour-à, je flânais sans but véritable, profitant de la douce chaleur du soleil estival. Mes pas m’avaient conduite dans le quartier des bouquinistes, et c’est avec délectation que je fouillais les bacs à la recherche de trésors cachés. Il arrive parfois que l’on y fasse de jolies découvertes… Je ne cherchais rien de précis, me laissant plutôt porter par le hasard. C’est alors que je l’aperçus, à un étal voisin, droite et fière dans sa robe d’été. Le tissu souple du vêtement épousait parfaitement des formes que l’on devinait généreuses.

Une friandise… Une délicieuse friandise. C’est la première idée qui m’était venue à l’esprit en la voyant. Une peau veloutée, délicieusement hâlée, qui évoquait une pêche mûre, et donnait envie d’y croquer à pleines dents, d’en savourer la chair que j’imaginais sucrée.

Un coup de vent fit virevolter la corolle de sa robe, découvrant des jambes fines et bronzées. Son rire cristallin retentit, tandis qu’elle s’employait à dompter l’étoffe facétieuse, sans laisser paraître la moindre gêne. Tout en elle au contraire respirait l’insolence propre à son âge. Elle était très jeune, dix-huit ou peut-être vingt ans, mais guère plus. L’âge où l’on croit avoir le monde à ses pieds…

Étrangement, elle ressemblait à l’héroïne de l’histoire que j’étais en train d’écrire. Quoi de plus troublant, lorsque l’on a créé un personnage de toutes pièces, que de se trouver face à lui au détour d’une rue. La veille, j’aurais ri aux éclats devant un tel scénario, et pourtant ! Une bouffée de chaleur m’envahit en imaginant que la ressemblance n’était peut-être pas seulement physique. Il me revint en mémoire mes dernières lignes écrites, celles qui avaient semé une telle émotion en moi que j’avais dû marquer une pause d’écriture. Décidément, mon imagination me jouait des tours ! « Ma pauvre fille, redescend sur terre. » me dis-je. J’essayai de me replonger dans les livres, le cœur battant à tout rompre, mais alors que je prenais un volume de Colette, une main effleura la mienne dans le bac. C’était elle, je le sentis avant même que de lever les yeux…

Mon intuition ne m’avait pas trompée. Un délicieux parfum de vanille flottait dans l’air, la « friandise » se tenait en effet face à moi, de l’autre côté du bac de livres. « Avez-vous déjà lu celui-ci ? » me demanda-t-elle. L’intonation me surprit, je ne m’attendais pas à un timbre aussi grave chez une fille de cet âge. Grave et un peu rauque, ce qui créait un contraste singulier avec ce qu’elle était, et renforçait encore mon trouble. Je me lançai aussitôt dans un historique de l’œuvre de Colette, expliquant en quelles circonstances l’ouvrage avait été écrit, tout en me trouvant ridicule d’étaler ainsi des connaissances que l’on ne m’avait pas demandées. Pourquoi n’étais-je pas capable de répondre « oui » ou « non » ? Pour faire durer ce moment ? Peut-être… Sans doute même, avec le recul, j’en suis aujourd’hui persuadée.

La suite, dès le 2 février 2011 dans

« Transports de femmes » aux Editions Blanche