Quelques extraits de mes livres


Bandeau publications I Lorédan

Cinquante nuances de Père Noël – Les Trousseurs Textuels (Décembre 2015)

Un Noël marquant

Yann n’en pouvait plus. Depuis le début du mois de décembre, comme cela avait déjà été le cas les deux années précédentes, il avait repris du service auprès du grand magasin qui l’employait, pour y tenir le rôle tant attendu par les enfants, à savoir celui du Père Noël. Beaucoup trouveraient cela sympa, drôle, mais lui… Comment dire ? Il saturait complètement.

Il faut dire qu’à longueur de journée il voyait défiler des bambins de tous âges qui n’avaient qu’un seul mot à la bouche « Père Noël, j’ai été sage ! ». Foutaises oui, bande de morpions tous plus hypocrites les uns que les autres.

Fantasmes et Miroirs – Editions du 38 Collection Paulette (Avril 2015)

Narcissa, folle de son corps

Le tournage a eu lieu sur une petite île au large de la Thaïlande. Rien que pour le voyage et le séjour, c’était un véritable rêve. Mais en plus, j’étais payée pour y être et pour m’y éclater… Que demander de plus ? Douze jours de féerie durant lesquels mon seul travail avait été de tout faire pour détourner les candidats hommes de leurs compagnes légitimes. Et pour cela, je n’ai reculé devant rien. Ainsi, l’audimat a fait un bond prodigieux le jour où je me suis occupée avec ardeur du beau Steven. Le doute m’habite, m’avait-il confié peu après avoir vu des images de sa chère et tendre dans les bras d’un apollon à la peau d’ébène. Il n’en avait pas fallu moins pour que je m’occupe efficacement de son sexe afin que le doute le laisse enfin en paix ! D’abord surprise, l’équipe technique m’a laissé faire, ravie de la tournure que prenaient les choses. Bien leur en a pris, car ce fut un carton lors de la diffusion -heureusement très tardive. Toute la communication de l’émission fut axée autour de cet épisode dans lequel Steven succombait aux délices de ma bouche, avant de me prendre comme un sauvage sur la plage. Imaginer le gros plan fabuleux sur mes seins ballottant tandis que, agrippé à mes hanches, Steven me défonçait joyeusement sans plus penser à sa félonne compagne me fit très rapidement atteindre l’extase… Je ne vous cache pas que j’ai pris un plaisir monstrueux. Non parce que Steven était un amant exceptionnel -il n’était, de toute façon, qu’un accessoire pour moi-, mais parce que j’imaginais mon visage et mon corps présents sur tous les écrans de France, attisant la convoitise des mâles ainsi que la jalousie des femmes. Mon ego s’en trouva complètement saturé de bonheur.

Donjon, Tour ouest – Editions du 38 Collection Paulette (Mars 2015)

L’Exorcisme de Marie -Laure

Marie-Laure était envahie de pensées pour le moins particulières, dans lesquelles la lubricité étaient reine. Mais cela allait beaucoup plus loin que les pensées puisqu’elle lui avait dit que depuis le jour même, elle commettait des actes sans en avoir conscience. C’est ainsi qu’elle s’était retrouvée à sucer un malade lors de sa visite hebdomadaire aux malades de l’hôpital local. Je suis possédée par le démon, mon père, lui avait-dit confessé d’une voix désespérée. Aidez-moi, je vous en supplie. C’est ainsi qu’il lui avait proposé, non sans arrière-pensée, de l’exorciser. Laissez-moi le temps de contacter mon collègue, spécialiste de ces cérémonies, et je vous promets ma bonne amie que tout ceci ne sera plus qu’un mauvais souvenir. En attendant, consignez scrupuleusement toutes les pensées et tous les actes immoraux que vous pourrez avoir, que l’on puisse juger sur pièce et en détails de l’ampleur de votre mal. Venez demain soir à vingt-heures ici même…

Les bleus au corps – Takeyourchance (Janvier 2015)

Je ne saurais dire quand arrivèrent les premières réflexions, tant les choses se firent de façon insidieuse. Je n’arrive même pas à me souvenir quand je reçus la première gifle. Tout ce dont je me souviens, c’est que lorsque c’est arrivé, j’étais déjà conditionnée. Si d’emblée c’était arrivé au début de notre relation, je serais immédiatement partie. Mais là non, mon conditionnement était déjà tellement bien verrouillé que je restai sans réaction. Pire, de suite je me suis dit que c’était de ma faute.

Poupée de chair – Editions Dominique Leroy (juin 2014)

Du doigt, il effleura ma joue empourprée aussi tendrement qu’il l’aurait fait pour rassurer un enfant apeuré. Je fus envahie par une bouffée d’amour immense. À ce moment, je me pensai capable d’abattre des montagnes. La satisfaction et le plaisir que je lus dans ses yeux lorsque enfin je me tins devant lui nue comme au premier jour, furent ma plus belle récompense. J’en éprouvai un plaisir inattendu. Il me regarda longuement, tournant autour de moi pour mieux me détailler. Son regard me fit frissonner aussi sûrement que si ses doigts avaient parcouru ma peau. Je perçus mes seins se tendre, érigés par un désir sourd qui se manifestait également au creux de mon ventre.
— Mets-toi à genoux, là. Voilà, comme cela. Fixe mon regard, mon ange. Vois dans mes yeux toute l’envie que j’ai de toi.
À cet instant, à ses pieds, je me sentis la plus belle du monde, mais aussi, paradoxalement, la plus grande.

Les Noces de la Saint-Jean – Editions Harlequin-HQN (décembre 2013)

Il s’installa sur l’épais tapis de bruyères fleuries, à ses côtés, et lui raconta son histoire. Il s’appelait Geoffroy – sire Geoffroy – et était né d’une famille noble du plateau, il y avait de cela bien longtemps. La vie qui lui était destinée ne l’intéressait pas et il avait rejeté – violemment d’ailleurs – l’idée d’entrer dans les ordres. Passionné de sciences, il refusait de rejoindre ce qu’il considérait comme le clan de l’obscurantisme. Un refus qui n’avait pas été sans conséquence. Sa famille l’avait rejeté, lui allouant une pension digne de son rang, mais l’éloignant du mieux qu’elle avait pu. Il s’était donc installé dans une grosse maison bourgeoise, de l’autre côté de la lande.
C’était là qu’il avait entrepris de se consacrer à sa passion : la recherche scientifique. Tout le passionnait : les étoiles, les plantes, la faune… Il avait mis au point des remèdes qui semblaient faire des miracles pour certaines maladies et ses talents avaient bientôt été reconnus. Ses infusions d’écorce de saule et de reine-des-prés soulageaient les fièvres et les douleurs. Mais surtout, ses mains possédaient un don rare… Celui de guérir ! Combien de fois avait-il « barré » le feu d’une brûlure, remis un membre déplacé, que ce fût celui d’un homme ou d’une bête… Les paysans venaient le voir de loin, mais toujours avec crainte. C’est qu’il circulait à son sujet de méchantes rumeurs. On le disait « alchimiste », certains parlaient même de « messes noires » qui se déroulaient soi-disant les nuits de pleine lune, dans la maison. Et l’on avait fini par ne plus l’appeler que le « sorcier de la lande ». Mais il s’en moquait ! Son esprit était comblé par la vie qu’il menait et la solitude ne lui pesait pas. Jusqu’au jour où une jeune fille lui avait été amenée…

Que la chair exulte ! – Editions Dominique Leroy (Juin 2012)

Sortant une paire de menottes de sa poche, il emprisonna les fins poignets dans les mâchoires métalliques puis la guida jusqu’au lit sur lequel il l’installa confortablement.
― Que tu es belle ainsi ! Pour un peu, je te  violerais immédiatement ! Mais ce n’est pas au programme, du moins pas tout de suite ! Je te laisse un moment, j’ai quelques préparatifs à terminer. Sois sage, ajouta-t-il en déposant un baiser furtif sur les lèvres de Louise.
Elle entendit les pas de son amant s’éloigner, puis la porte claquer. Que pouvait-elle bien faire à part être sage de toute façon ? Au moins dans les actes, parce qu’en pensées, elle était loin de l’être ! Il lui avait parlé de quelque chose, mais était-ce vraiment ce qu’il allait réaliser ce soir ? À l’imaginer, ses sens s’échauffèrent. Renonçant à penser, elle décida de lui faire confiance et s’abandonna à une douce somnolence.

Lettres à un premier amant – Editions Dominique Leroy (avril 2012)

Il y a bien longtemps maintenant que nous nous sommes perdus de vue. Presque trente ans, ce n’est pas rien. J’avais à l’époque dix-sept ans, la fraîcheur et la candeur des filles de cet âge. Te souviens-tu
comment l’on s’est connu ?
Je n’osais montrer à quel point tu me troublais, préoccupée bêtement à paraître blasée ! Alors qu’aucun homme ne m’avait jamais touchée, ne m’étais-je pas inventé un amant, afin de ne pas passer pour une idiote aux yeux de mes amies… Comment pouvais-je imaginer que ce mensonge parviendrait jusqu’à tes oreilles ? Te souviens-tu le jour, peu de temps avant que notre relation ne se noue vraiment, où je t’en fis l’aveu ?

Les tourments de Marie-Laure (Secrets de femmes) – Editions Blanche (2012)

Avec horreur, elle prit conscience ce que qui s’était passé. À présent, elle ne se contentait plus de divagations de l’esprit, une force occulte la poussait à commettre des actes répugnants. Elle se revoyait, l’oeil rivé à la braguette de M. Girard et se souvenait avec précision comment, dans un état second, sa main l’avait ouverte pour en sortir un membre gonflé et dur. Comment, comme une affamée, elle l’avait voracement avalé tout entier. À y repenser, la nausée l’envahissait. Quel acte répugnant ! Le pauvre homme devait avoir maintenant une bien piètre opinion d’elle.

À mon amante – Editions Dominique Leroy (février 2012)

Ma belle endormie,

Je garde en mémoire l’image attendrissante de ton corps alangui, repu de plaisir, au creux des draps froissés. Tu offrais alors le visage innocent d’une enfant endormie, enfuie au pays des rêves et cette vision m’a bouleversée, me bouleverse encore d’ailleurs. Comment peux-tu être si candide à certains moments, et si perverse à d’autres ? Mais c’est cette dualité diabolique qui fait tout ton charme, ma délicieuse petite fille ! Quelles folies ne serais-je pas prête à commettre pour toi !

L’Offrande sublime (Osez 20 histoires de D/s) – Editions La Musardine (2011)

Abasourdie, Laure rangea le téléphone. Dans un état quasi hypnotique, elle se mit en devoir d’obéir, sous les yeux médusés de son voyeur. L’homme toussait, cherchant une contenance. C’est son regard à lui qui devenait fuyant, alors qu’elle trouvait dans le jeu une assurance qu’elle n’avait jamais eue ! Elle savait que Jean n’était pas loin, qu’il la surveillait. Elle voulait qu’il soit fier d’elle. Aussi, outrepassant l’ordre reçu, les yeux plantés dans ceux de son voisin, elle passa son index sur sa bouche, le lécha, pour finir par le sucer le plus discrètement que la situation le lui permettait.

Un, deux, trois… Nous irons en croix – Editions Dominique Leroy (octobre 2011)

Les mains avaient quitté le martinet pour désormais se faire apaisantes, la bouche chaude parcourait les stries rouges des cuisses meurtries. Tendrement, Jenny câlinait son amante, la rassurant. Après la punition, l’heure était maintenant à la tendresse. Jean défit une à une les sangles, baisant poignets et chevilles, les massant doucement. A présent, Laure soupirait d’aise entre les bras tendres de Jenny. Pour la première fois, leurs bouches se trouvèrent vraiment et leurs langues se nouèrent dans un balai sensuel. Troublé et ému, Jean était spectateur de la tendre complicité qui se nouait sous ses yeux…

L’Héroïne délicieuse (Transports de femmes) – Editions Blanche (Février 2011)

Je passai doucement ma main dans ses cheveux soyeux, descendant lentement vers l’ourlet de l’oreille, puis vers la nuque gracieuse. Je sentis sa peau frémir sous mes doigts, tandis que sa bouche cherchait la mienne, dans un élan affamé. Je ne m’étais pas trompée, elle avait bien un goût sucré dont je me délectai. À petit coups de langue, je dégustai ses lèvres, sa bouche gourmande, sa peau de bébé. Elle fondait dans mes bras, gémissant faiblement, consentante au possible à tout ce que je pourrais lui demander. Je fis descendre les bretelles de sa robe qui tomba à ses pieds comme une fleur épanouie. Son épiderme se hérissa des frissons d’une envie trop longtemps contenue. Le fin tissu de sa culotte blanche dénonçait un émoi évident, auréolé qu’il était d’une rosée des plus prometteuse.

Les mémoires d’un amant (Osez 20 histoires d’infidélité) – Editions La Musardine (Mai 2010)

Une fois passé ce moment de stupeur, je me mit en devoir d’inventorier ma nouvelle demeure. Le coin qui m’était attribué était somme toute très propre. Sans les regards ironiques de mes voisines, j’aurais été au paradis. Et puis me vint à l’esprit que si Elle m’avait prit à son service, c’est qu’Elle recherchait des sensations que personne d’autre que moi ne pouvait lui procurer. Cette douce pensée me rasséréna. Mais mes perfides voisines avaient décidé de me tourmenter, elles prenaient un malin plaisir à me prédire ce qu’il adviendrait de moi quand Elle aurait un amant, un vrai,..

Les Feux de l’Enfer (Folies de femmes) – Editions Blanche (Février 2010)

D’une main assurée, je pose à ton cou le collier de cuir que je serre, puis des bracelets à tes poignets, que je t’attache dans le dos pour plus de commodité. Tu es là devant moi, offerte, ton chemisier déchiré est toujours là, ne dissimulant plus rien de ta poitrine arrogante. La jupe me gêne, aussi je te la retire sans plus de formalité. La culotte la rejoint bientôt.

Que tu es belle ainsi, jambes écartées, affichant un désir que rien ne dissimule. Je retourne martyriser tes seins, je sais que tu aimes cela au moins autant que moi. Lorsque je les juge suffisamment prêts, j’y fixe des pinces métalliques, dont je sers la mollette jusqu’à ce que je te voie grimacer de douleur. La lourde chaîne qui les réuni me permet de tester de l’efficacité du serrage, en tirant dessus. Hum ! Quel spectacle…

 

 

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