Savoureusement lire en images


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Bourse aux livres de Plancher-Bas (Compte-rendu)


Ce dimanche 27 septembre j’étais en dédicace avec mes petits camarades régionaux, à la 5ème Bourse aux Livres de la médiathèque de Plancher-Bas. Autour de moi, Hervé Thiry-Duval, Jean-Marie Choffat, René Claudel, Isabelle Bruhl-Bastien, Annie Ramos, Laetitia Gand, Danielle Drab, ainsi que Christine et André, des Editions Le Jardin des Mots.

Ce fut une belle journée au cours de laquelle nous avons pu échanger avec les lecteurs (mais aussi entre nous -n’est-ce pas Jean-Marie ?-), rire beaucoup, manger… Bref, tout ce qui fait le sel de vie 🙂 Nous avons apprécié le café et les pâtisseries offerts tout au long de la journée, et nous sommes retrouvés le temps de midi, à deviser autour d’une généreuse choucroute et de plateaux de pâtisseries choffatiennes (ne cherchez pas, je viens de créer l’adjectif).

Bien que deux membres du jury du Grand Prix littéraire de la ville de Belfort aient été présents, ils nous a été impossible de leur soutirer des informations quant au vainqueur. Pour information, Les Bleus au corps sont en lice et même qualifiés parmi les quatre finalistes (mes concurrents sont Hervé Thiry-Duval et sa Contée enchantée, Jean-François Thiery avec son Sang des sirènes et Roger Faindt avec Le dernier soldat). Le résultat ne sera dévoilé que le 24 octobre prochain à 18h, lors du Salon des Auteurs de la Foire aux livres de Belfort. Lorsque j’ai déposé ma candidature, je n’imaginais pas avoir la moindre chance, c’est dire ma surprise de me retrouver en aussi bonne compagnie, alors qu’il y avait 32 ouvrages en compétition ! Maintenant, que le meilleur gagne et voilà.

Ma prochaine séance de dédicace sera dimanche 4 octobre, toute la journée, à la Foire à la Patate de Ronchamp (70). Si vous y passez, n’hésitez pas à venir me voir.

Voici un petit diaporama des photos de la journée du 27 septembre.

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Une rencontre avec Michel Bussi


DSCN0589Depuis que j’ai découvert Michel Bussi en lisant Un avion sans elle à sa sortie, j’écumais les programmes des salons du livre de la région, à l’affût de le voir y figurer dans les listes d’auteurs invités. Aussi, lorsque L‘Est Républicain a annoncé, la semaine dernière qu’il serait aujourd’hui au siège du journal et que des lecteurs pourraient l’y rencontrer, je n’ai pas réfléchi longtemps, j’ai posé ma candidature. Après tout, Nancy n’est qu’à deux heures de route de chez moi, c’est pas la mort. Voici donc le compte-rendu de cet événement que j’ai apprécié à sa juste valeur. A la veille de mon anniversaire, je ne pouvais rêver plus joli cadeau.

Ce matin donc, accompagnée de mon mari qui avait posé un jour exprès -car lui aussi est un lecteur assidu de cet auteur et que j’avais le droit d’amener quelqu’un-, je suis donc allée à Nancy. Rendez-vous était donné par le rédacteur en chef du journal à 10 heures, et la rencontre programmée pour 11 heures.

D’après ce que j’avais vu et lu, je me faisais de Michel Bussi l’idée de de quelqu’un qui avait su rester simple malgré le succès impressionnant de ses romans en quelques années seulement. Et j’avais raison… Simple, il l’est dans sa façon de parler, d’être, dans sa générosité avec ses lecteurs. Nous étions huit lectrices sélectionnées (mon mari était le seul homme du public), ce qui a permis d’échanger en toute simplicité et avec une certaine proximité.

De nombreux sujets ont été abordés, je vais essayer d’en rendre compte assez fidèlement.

Questionné sur sa façon d’écrire, il nous a révélé qu’il n’avait pas de lieu réservé à l’écriture, il le fait un peu partout et tout le temps. S’il n’écrit pas tous les jours régulièrement, il se fixe cependant des contraintes (un chapitre par semaine, par exemple), sinon a-t-il dit, cela traîne en longueur et n’aboutit pas. Quand il est dans l’écriture d’un roman, il ne laisse personne lire quoi que ce soit tant qu’il n’a pas terminé. Ensuite, il le fait lire à des lecteurs bêta et/ou à son éditeur, et ensuite prend en compte ce qu’on lui suggère, à condition que cela soit justifié. Questionné sur son inspiration, il nous a dit ne jamais s’inspiré de faits réels, et si son idée est voisine de l’un d’eux, il s’applique alors à s’en éloigner le plus possible. Il prend beaucoup de temps pour construire la psychologie de ses personnages et à se documenter sur les lieux, en bon géographe qu’il est. L’écriture, il est tombé dedans tout petit puisque dès l’enfance, il adorait noter sur des cahiers de petites histoires qu’il imaginait. Il a juste continué de le faire, en structurant un peu plus ses histoires et en les développant. La question de l’identité, de l’enfance et de tout ce qui tourne autour de ce qui construit un être humain est vraiment au cœur de tous ses romans, mais il veille à varier les formes sous lesquelles elles se révèlent dans les différents volumes, afin de ne pas tomber dans le piège qui consisterait à sortir une recette miracle qui fonctionne pour tout. Lorsque je lui ai demandé où allait-il chercher ses idées d’intrigues très tordues, il nous a expliqué qu’en fait il ne se fixait pas d’emblée sur les ressorts tortueux, car ça ne fonctionne pas a-t-il précisé, mais partait d’une idée simple. Par exemple, pour Un avion sans elle, ce qui l’intéressait c’était de travailler une histoire dans laquelle le personnage centrale était en quête d’identité. L’échange de bébés à la maternité ayant déjà été plus qu’exploité, il a eu l’idée de ce nourrisson que personne n’avait jamais vu et dont les parents sont morts. Ensuite, il a déroulé sa pelote avec le talent qu’on lui connaît, pour nous bluffer complètement à la fin. Entre chaque roman, il prend le temps nécessaire qu’il baptise joliment « temps de deuil » avant d’entamer l’écriture du suivant. Pour laisser au premier le temps de le quitter, et de ne pas en faire une variante. Il ne se voit pas publier plus d’un roman par an, qu’il juge déjà comme un rythme élevé, privilégiant la qualité à la quantité.

A été ensuite abordée la question de la documentation. Une lectrice l’a interrogé sur la descriptions des lieux qu’il fait dans Ne lâche pas ma main, ainsi que sur les traditions, coutumes, et façon d’être des réunionnais qui sont tous plus vrais que nature. L’auteur a confirmé qu’il était allé dans l’île et s’était imprégné des lieux et des habitants dont les comportements sont très caractéristiques à la fois grâce multiplicité ethnique mais aussi par le fait qu’être îlien c’est vivre en vase clos. D’ailleurs, TF1 a récemment diffusé un sujet consacré à Michel Bussi dans un de ses JT, et on l’y voyait en repérage en Corse pour son prochain roman à paraître en 2016. Sur ce futur nouveau polar, il ne nous en a pas dit plus.

Je l’ai questionné sur une réédition de l’un de ces premiers titres, Sang famille, qui devrait paraître aux Presses de la Cité. Il n’en est pas question pour l’instant car, l’histoire évoquant un enfant un recherche de son histoire familiale, Michel Bussi ne souhaite pas qu’il génère des interférences avec Maman a tort ou le roman qu’il est écrit actuellement.

Ensuite, il a été question de savoir si des adaptations audiovisuelles étaient prévues pour les romans. En effet, il est question d’une série TV à partir de Un avion sans elle, d’un téléfilm pour un autre roman, et de cinéma pour mon préféré, Nympheas noirs. Au sujet de ce dernier, Michel Bussi a confié que c’était le seul de ses romans qu’il avait écrit en pensant au cinéma, tout en ajoutant que ce serait certainement le plus difficilement adaptable. Il a ajouté également qu’aujourd’hui, cinéma et télévision étaient extrêmement formatés et cherchaient à couler dans le moule les oeuvres dont ils avaient acheté les droits. C’est pour cela, a-t-il dit, que je prends du recul par rapport à tout cela, je m’en détache. 

Enfin, le dernier gros point important a été soulevé lorsqu’une lectrice a demandé ce que pensait Michel Bussi quand, à force de le voir dans la presse ou de voir augmenter ses ventes annuelles, on le comparait au duo Levy/Musso. Il a rappelé que ses romans n’avaient rien à voir, tant par leurs univers que par la façon dont il traitait ses histoires. Et de rappeler qu’en France, il y avait une méfiance vis à vis de ce qui fonctionne bien, une certaine forme d’élitisme qui tend à snober ce qui est populaire. Justement, j’ai lu récemment le dernier Lupin de Maurice Leblanc, et dans la préface, il est évoqué à quel point l’auteur a été méprisé par les élites littéraires parisiennes jusque dans les années 30, où là les mêmes sont venus lui dire qu’ils seraient honorés qu’il accepte leur invitation dans leur cercles… Comme quoi, malgré les décennies passées, rien n’a vraiment changé. Michel Bussi a dit que si cela ne le touchait pas personnellement, il trouvait cela très méprisant pour son lectorat. Un auteur qui donne ou redonne le goût de la lecture à un grand nombre de personnes, franchement c’est quand même formidable non ?

La rencontre s’est clôturée à midi, et l’auteur a accepté très gentiment de dédicacés les livres que n’avaient pas manqué d’apporter ses lectrices. J’avoue que j’ai battu le record du nombre de volumes puisque, outre deux romans qui m’étaient personnels, j’avais aussi trois volumes d’amis à lui faire signer. J’ai également profité de l’occasion pour lui offrir un tirage papier relié (et dédicacé) de ma nouvelle parue en 2014 aux éditions Dominique Leroy, Poupée de chair. Je lui ai également demandé s’il comptait venir prochainement en Franche-Comté. Il m’a répondu qu’il reviendrait une seconde fois dans l’Est, mais pas chez nous pour l’instant. A suivre donc, en prenant notre mal en patience. Ce furent ensuite champagne et quelques toasts, puis le départ de tout le monde. Mais Michel Bussi n’en avait pas pour autant terminé avec le journal, puisqu’il était rédacteur en chef du numéro à paraître demain. Vous pourrez donc trouver ses réflexions sur les questions d’actualité dans L’Est Républicain de demain.

La galerie photos de la rencontre de l’Est Républicain

L’interview de rentrée de Michel Bussi

La page spéciale consacrée à la rencontre lecteurs/auteur

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Fête du patrimoine industriel – Lecture publique


Dimanche 12 juillet a eu lieu la Fête du Patrimoine Industriel à Ronchamp. Dans l’ancienne cité minière, diverses choses étaient programmées : un circuit pédestre au travers des rues du hameau de la Houillère, des visites guidées au Musée de la Mine, et des animations de plein air autour du Puits Ste Marie.

C’est à ces dernières que j’ai participé, avec une lecture publique de ma nouvelle « Dans l’ombre de Notre-Dame-du-Haut », écrite il y a environ trois ans. Cette nouvelle est basée sur des faits et des personnages réels, que j’ai mis à jour en faisant ma généalogie. Je les ai ensuite habillés pour leur donner du corps et de la force.

J’ai eu le plaisir de la lire devant un groupe d’une trentaine de personnes, toutes très attentives et intéressées. J’ai senti les auditeurs frémir par moment, preuve qu’ils accrochaient complètement à ce que je leur contais. Un silence bref marqua la fin, suivi d’applaudissements nourris, et de compliments sur la façon dont j’avais pu écrire ce texte. J’ai rarement de retours directs aussi n’ai-je pas boudé mon plaisir. Puis j’ai pu échanger avec certains d’entre eux et j’ai eu la surprise de me découvrir dans l’assistance, une personne avec laquelle je cousine lointainement, justement par la branche familiale de laquelle faisait partie le personnage principal de la nouvelle. Nous avons discuté longuement avant d’échanger nos mails afin de partager des archives familiales.

Je n’ai fait qu’une seule lecture, personne ne m’ayant demandé de renouveler la chose à la venue du second groupe de visiteurs. C’est dommage, d’autant que j’avais bien précisé que je n’avais aucune contrainte horaire. Mais était-ce à moi de m’imposer ? Je n’en ai pas l’habitude et pour tout dire, je n’aime pas cela.

En tout cas, l’expérience fut une réussite et je suis prête à la renouveler dès que possible. Au fil du temps, je gagnerai en aisance et ce n’en sera que mieux… Cela devrait se faire lors des Journées du Patrimoine, avec le Musée de la Mine. Je vous en aviserai dès que j’aurai le calendrier exact.

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Lecture gourmande érotique en photos


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