Pornstar – Anthony Sitruk


Quatrième de couverture

 

Ex-gloire de l’Age d’or du cinéma porno français, Alan ne survit plus que de petits boulots : tournages à la chaîne pour un producteur véreux, « boute-en-train » dans un club libertin ou encore animateur dans un sex-shop… Parfois, il sort de son relatif anonymat pour signer quelques autographes, accorder des interviews à des journalistes ou « baiser » de jeunes débutantes qui voient encore en lui un dinosaure prestigieux. Disloqué entre son sexe envisagé comme un outil de travail et des émois naissants pour une jeune starlette du X abîmée trop tôt, l’odyssée d’Alan révèle un panorama très documenté de l’histoire du X en France et s’affirme comme un so long terriblement touchant d’une époque désormais révolue… Mais au-delà de l’émotion, Pornstar est un roman qui régalera les amateurs de la mécanique des corps et des fluides, car du sexe, oui, il y en a.

Mon avis

Je n’ai pas une grande connaissance du monde du cinéma porno, c’est pourquoi, au premier abord, ce roman ne me branchait pas plus que cela. Le ton est cru, sans fioriture, pornographique. Dès le départ, on est mis au parfum par une écriture très crue qui n’est, d’ordinaire, par ma tasse de thé, mais qui convient parfaitement à ce roman. Ce n’est pas gratuit, cela rajoute au sordide de la vie de cet acteur vieillissant qui, après r avoir connu l’âge d’or du cinéma X dans les années 70, continue bon an mal an d’évoluer dans ce milieu, parce qu’il ne sait rien faire d’autre. Gloire déchue pour quelques mots de trop sur un plateau télé, Alan est condamné au purgatoire.

Au travers de son récit, on découvre les coulisses du métier aujourd’hui : en dehors des grandes productions qui lui ont fermé leurs portes, la réalité c’est des réalisateurs qui ne paient pas, des acteurs obligés de michetonner à droite à gauche pour une misère, des filles qui bradent leur image contre 6 sous sans avoir conscience que cela leur collera aux basques toute leur vie, la course effrénée au toujours plus extrême pour répondre aux soi-disants attentes du public . Un milieu très fermé dans lequel personne n’a droit à l’erreur.

Le ton est juste et le roman se dévore très aisément. Un très bon premier livre d’Anthony Sitruk.

Pornstar – Editions de la Musardine – 14 €

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2 réflexions sur “Pornstar – Anthony Sitruk

  1. ah…moi aussi je traîne pour avoir envie de l’ouvrir, mais comme je lis « Et le sexe entra dans la modernité », un essai ardu sur l’image et le ciné porno depuis l’invention de la photo, je vais le faire justement très vite pour peut-être m’en servir pour le débat que je vais animer à Caen à propos de l’éros et du porno.

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    • En fait, je l’ai lu très vite Anne, mais j’avoue que je n’avais pas demandé de service de presse parce que le sujet ne m’inspirait pas. Finalement, j’ai bien fait de passer outre mes a priori. C’est bien ficelé et montre avec rudesse l’envers du décor. La crudité dans ce cadre finalement ne me gêne pas, elle est inhérente au sujet.

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