Légendes du Manoir – Emma Cavalier


légendes du manoirQuatrième de couverture

C’est par choix et par amour que Pauline a accepté d’être la soumise de Julien : une relation hors norme dans laquelle elle puise les émotions intenses qui la comblent. Mais l’aventure prend une dimension bien différente lorsque son compagnon lui ordonne de partir pour un mois à San Francisco avec Pierre, son mentor, laissant derrière elle leur bébé âgé de quelques mois.

Comment dépasser sa culpabilité de jeune mère ? Se montrera-t-elle à la hauteur des exigences de Pierre, un maître bien plus sévère que Julien ? Elle entreprend alors un voyage qui l’emmènera plus loin qu’elle ne l’imaginait, au devant de nouvelles épreuves redoutables et torrides. Un voyage qui lui fera aussi remonter le temps, jusqu’à vingt-cinq ans plus tôt, aux sources du lien sombre et puissant qui unit Pierre et Julien dans leur goût du plaisir et de la douleur.

Un roman ensorcelant rythmé par des scènes extrêmement bien écrites et des études psychologiques passionnantes de l’héroïne et des protagonistes du roman. Un roman sans doute destiné à s’inscrire dans la lignée des textes références du genre.

Mon avis

Vous savez déjà à quel point j’avais apprécié le premier tome de cette nouvelle série -et aussi premier roman de son auteure, Le Manoir paru en 2011. J’en avais écrit une chronique et depuis, je n’ai cessé de déplorer que le livre soit épuisé (aujourd’hui, uniquement disponible en livre numérique). C’est donc avec un grand plaisir que j’ai accueilli cette suite. Pour être franche, je la connaissais déjà un peu puisque Emma m’avait fait l’amitié de me transmettre son manuscrit peu après qu’elle l’ait achevé, afin d’avoir un avis. Mais je n’avais pas tout lu, car à l’écran, c’est un exercice difficile. Et surtout, après plantage de mon PC, j’avais perdu le fichier.

On retrouve Pauline au moment de son accouchement et du baby-blues qui a suivi. Elle va mal, subit cette maternité pourtant voulue, et son entourage ne sait plus quoi faire pour la ramener à sa véritable personnalité. C’est ainsi que Julien lui ordonne d’aller passer un mois à San Francisco avec Pierre à qui il la cède temporairement, sans aucune condition. Ce voyage outre-Atlantique est l’occasion de découvrir ce qu’est le BDSM en Californie, tellement différent de la pratique latine que nous pouvons en avoir. Et surtout, d’explorer la personnalité complexe de Pierre, qui n’était qu’un personnage secondaire du premier volume. Lors de ce séjour, ce dernier va raconter à Pauline ce qu’elle ignore encore de la famille Andringer, principalement la période où le jeune Julien lui fut confié comme esclave par son père à des fins éducatives. On le découvre retors, manipulateur, d’une exigence avec ses soumis qui donne le frisson… Mais il ne perd jamais son humanité, même si parfois on doute sérieusement. Un très beau personnage, à la hauteur de ce que l’on espérait.

Je conçois que ce roman puisse choquer les âmes sensibles car il va beaucoup plus loin dans les pratiques BDSM et dans leur dureté possible que le premier tome. Mais ce n’est jamais gratuit ou destructeur, bien au contraire. Malgré la dureté, la sécurité est omniprésente, souci principal des protagonistes, tout comme c’était déjà le cas dans Le Manoir. Preuve évidente, s’il est nécessaire de le préciser, que les adeptes ne sont pas des inconscients qui font n’importe quoi.

Ce qui est unique dans ce roman, c’est l’exposé des sentiments et de leur complexité -et je ne parle pas là de sentiments amoureux- qui unissent dominants et soumis à des degrés divers, qui perdurent dans le temps malgré -ou grâce à-  leur évolution. Une belle description aussi de ce qu’est le masochisme, de l’addiction qu’il génère.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman au moins autant que le premier volet et n’attends qu’une chose : la suite ! Espérons néanmoins que les Editions Blanche n’attendront pas cinq ans pour nous la proposer, ce serait de la torture !

NB : Récidive de l’auteur dans l’impertinence, j’ai adoré les excès de Pauline vis à vis de Pierre 😉 ! Moi qui avais peur qu’elle perde son côté frondeuse, cela m’a rassurée.

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