Le bal des cochons – Françoise Rey


Quatrième de couverture

Roman inédit de Françoise Rey. 26 ans après son grand succès – La femme de papier (plus de 350 000 exemplaires vendus) – elle avoue qu’elle ne saurait plus en écrire les passages exaltés. Pour autant, il lui reste l’envie du verbe, et de la chair que ce verbe invente. Or, quoi de plus charnu et de plus charnel que le cochon ? Pour Françoise Rey, le cochon, le petit cochon, c’est la version adoucie, amusante, fantaisiste, inventive, victorieuse, de la sexualité.
Elle a eu envie, dans ce dernier roman, de rassembler tous les cochons qui habitent sa mémoire, sa culture et son imaginaire. Elle les a convoqués en leur adressant ce message : « Venez petits cochons, gros cochons, vieux cochons et tous les autres ! Votre écrivain vous attend. » Le résultat ? Un livre d’une gourmandise truculente de cochonnailles, d’une malicieuse gouaille de cochoncetés, de troublants récits de cochonneries.
Et elle n’a rien perdu de son ardeur à débusquer des trésors dans tous les registres possibles de la langue française !

Mon avis

Un inédit de Françoise Rey, franchement, ça ne se rate pas ; ça se déguste même à petites bouchées. Ça tombe bien, puisqu’il s’agit d’un recueil de nouvelles dont le thème est… le cochon et les cochonneries, bien évidemment.

Le livre démarre sur des éléments de la vie de l’auteur, plus particulièrement sur la façon dont elle a été perçue après être devenue auteur de livres érotiques. Ainsi, on s’étouffe lorsqu’elle raconte que, alors qu’elle était victime d’une crise d’allergie cutanée, elle s’est entendu dire « ce doit être une MST, avec ce que vous écrivez », ou encore comment les moindres de ses faits et gestes pouvaient prendre des proportions saugrenues, du fait de son champ littéraire. C’est tout cela qui l’a amenée à passer de l’appellation « écrivain érotique » à « écrivain de cochonneries », parce qu’elle trouvait cela moins faux-cul, plus rabelaisien. Et en matière de cochonneries, ce volume vaut son pesant d’or. Les situations les plus insolites sont évoquées, comme cette femme qui ne peut atteindre l’orgasme qu’en regardant le cochon d’Inde de sa fille et en grognant, ou encore ce charcutier tombé amoureux du cul du cochon en résine qui orne sa boutique. Et puis il y a l’écriture travaillée, les trouvailles lexicales, qui nous ravissent à chaque découverte. Il n’y a pas à dire, Françoise Rey m’épatera toujours pars sa façon de fouiller la langue française pour en extirper de petits joyaux, ce recueil ci ne fait pas exception.

C’est un volume très agréable à lire, dans lequel on peut lire les textes à l’envi, sans chronologie, au gré de l’humeur du jour. Une belle nouveauté parue récemment aux éditions Tabou, que je remercie pour l’envoi du service de presse.

 

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