Au programme de l’été : boucler mon roman


Il est en chantier depuis pas mal d’années ce roman. C’est un peu l’arlésienne, j’en parle, j’y travaille, puis je passe à autre chose mais sans l’oublier. Que sera-t-il donc ?

Un érotique fortement teinté de sadomasochisme (pas de BDSM, puisque la consensualité sera aux abonnés absents), que voulez-vous, on ne se refait pas. Et c’est là que j’innove car je quitte le chemin sécurisé des belles histoires pleines de bons sentiments pour l’inconnu des sentiers insécures, les méandres de la noirceur de l’âme humaine. Ce projet est déjà plus qu’avancé, et je vais plancher tout l’été afin d’avoir un manuscrit terminé à la rentrée. À raison d’un chapitre par jour (soit environ 6 pages si je veux garder les proportions actuelles), c’est tout à fait jouable et me laisse même de la marge pour la relecture et les corrections.

Ce récit porte actuellement le nom de La traversée du miroir. Je ne donnerai pas d’explication sur ce choix qui devrait apparaître naturel aux lecteurs (si le texte est édité un jour, ce qui est une autre paire de manches). En attendant, et parce qu’avant de plonger dans le glauque de l’histoire, je m’immerge dans des atmosphères littéraires malsaines avec quelques romans de Philippe Djian, peut-être une révision de la trilogie de Florence Dugas également, ça ne peut pas faire de mal 😉

 Pour clore ce billet, voici un petit extrait doux, qui n’est en rien révélateur de l’ambiance générale qu’aura ce texte une fois terminé, mais qui me plaît pour sa sensualité.

Je m’enhardis à découvrir son corps, osai des caresses de plus en plus intimes. Je goûtai sa peau avec ravissement, la découvrant délicieusement sucrée. Je m’abreuvai fiévreusement à sa source, jusqu’à ce que ma soif d’elle fût étanchée. À mon tour, je lui rendis ce plaisir fou qu’elle m’avait donné quelques instants auparavant. Quel bonheur ce fut de ressentir chaque frémissement, chaque spasme, d’entendre chaque plainte… J’aurais voulu me perdre à jamais dans la tiédeur moelleuse de ses chairs accueillantes pour ne plus jamais en sortir, revenir à l’état de fœtus pour mieux la posséder.

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